« Nous allons fermer les cabinets sauvages », a averti Dr Gilbert Tsolenyanu (Secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo, Synphot), dans une interview accordée à l’agence Savoir News.
« On ne doit plus permettre que notre métier devienne une foire aux imposteurs. Il faut qu’on arrête ce comportement. Nous allons fermer les cabinets sauvages, les cliniques clandestines. Nous avons en projet une police sanitaire, … », a-t-il ajouté, appelant chaque praticien hospitalier à s’inscrire aux tableaux des Ordres professionnels de son domaine et, le cas échéant, aux associations corporatistes reconnues.
Cette exigence vient rappeler les dispositions du code de la santé en vigueur au Togo, relatif à l’inscription des professionnels médicaux et paramédicaux au tableau de leur ordre et corporation professionnel respectifs.
Rappelons que le système de santé togolais est confronté depuis des années à plusieurs dérives structurelles, dont la prolifération de structures et agents clandestins. Cette situation avait amené le ministère de la santé à enclencher une lutte contre les cabinets médicaux non agréés et des professionnels non formés, fixant une date limite de mise en conformité au 1er décembre 2025.
Se conformer au code de la santé
Dans un communiqué rendu public le 11 septembre de la même année, le collectif des syndicats de la santé et les organisations corporatistes de la Santé du Togo avait appelé l’ensemble des praticiens hospitaliers (toutes catégories confondues) à se conformer aux dispositions du Code de la Santé en vigueur en République Togolaise.
« Cette inscription constitue une exigence légale et déontologique qui vise à garantir l’exercice légal et sécurisé des professions de santé, assurer le respect des règles éthiques et professionnelles propres à chaque corps de la santé », explique le communiqué.
« Le respect de cette disposition est une condition indispensable pour l’exercice légal des professions de santé au Togo et la défense légale de l’amélioration des conditions de vie et de travail des praticiens », souligne le document signé par Dr Gilbert Tsolenyanu.
« Tout personnel de santé doit s’inscrire dans son association, ordre ou syndicat. Nous allons travailler à ce que l’ordre des paramédicaux voit le jour au Togo », a-t-il rappelé mardi 17 mars 2026 sur le plateau de Victoire FM.
Il s’agit par ailleurs, de « favoriser la représentativité et la défense des intérêts des praticiens et de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins et de la gouvernance hospitalière », a expliqué Dr Gilbert Tsolenyanu.
Notons que ces dispositions font partie des mesures liées à la nouvelle dynamique imprimée au secteur de la santé au Togo. Au nombre de ces dispositions, le nouveau code vestimentaire qui permet de faire la différence entre les diverses catégories de praticiens de la santé. Ces mesures visent l’amélioration de la pratique hospitalière en faveur des pratiquants et des bénéficiaires. FIN
Ambroisine MEMEDE





