Une trentaine d’usagers de drogues ont été sensibilisés ce jeudi 26 mars 2026 à Katanga (village de pêcheurs situé à quelques encablures de l’ancien port de pêche de Lomé) sur la tuberculose, les facteurs de risque et la prise en charge.
Démarrée depuis le 23 mars 2026, cette descente de terrain est une initiative de l’ONG Espoir Vie Togo pour marquer la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose qui se tient le 24 mars de chaque année. Le thème de cette année est : « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ».
Selon Selom Agbomadji (chargé de projet à l’ONG Espoir Vie Togo), cette action s’inscrit également dans le cadre du projet régional « Réduction de Risques » au niveau des personnes usagères de drogues.
« Ce sont des populations les moins touchées par les actions de sensibilisation, en raison des préjugés et la discrimination autour de la consommation. Nous prévoyons de toucher en moyenne 300 personnes par rapport à la sensibilisation, et on espère dépister au moins la moitié. Nous avons démarré depuis le lundi et nous sommes au 4ème jour de sensibilisation. L’accent est mis sur le dépistage et la prise en charge », a-t-il précisé.
La tuberculose, selon l’OMS, reste une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, malgré le fait qu’elle soit évitable et curable. Et l’organisation appelle à accélérer le diagnostic, renforcer l’engagement communautaire.
Les usagers de drogues, une population à risque

A Katanga, l’ONG EVT a ciblé les usagers de drogues, car c’est une « population à risque, du fait que la tuberculose a pour facteurs de risques : la promiscuité, le Vih/Sida (qui affaiblit les défenses de l’organisme), la prise de stupéfiants », a précisé Sambinai Tchao (Ingénieur des travaux biologistes au Programme national de lutte contre la tuberculose).
« Les principaux signes de la maladie sont : la toux (persistante), la sueur nocturne, une perte de poids, la fatigue. Le diagnostic se fait par analyse de crachat. Et nous sommes ici pour conscientiser cette communauté, que la maladie existe partout, mais qu’elle se traite quand on la détecte très tôt. Au total 3325 cas ont été enregistrés au Togo, et tous ont été pris en charge par le programme tuberculose », a-t-il expliqué.
La tuberculose, a-t-il souligné, est transmise par un microbe appelé Bacille de Koch. Et lorsque le tuberculeux parle ou éternue, il en libère des milliers dans l’air, et tous ceux qui sont autour de lui vont respirer et pourront s’infecter plus tard.
Notons que le manque d’informations amène les populations à assimiler la tuberculose à des envoûtements, d’où la recherche de solution dans les églises ou auprès des charlatans. Cette campagne de sensibilisation ciblée a démarré depuis le 23 mars et sillonné les communautés à risque de Bè, Kodjoviakopé, Kodomè et Katanga à Lomé. D’autres sites sont également prévus. FIN
Ambroisine MEMEDE





