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ZLECAF : des chercheurs proposent des pistes pour renforcer les chaînes de valeur agricoles en Afrique de l’Ouest

Des conférenciers, enseignants, chercheurs et apprenants se sont réunis mercredi à Lomé pour échanger sur les effets de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) sur les chaînes de valeur agricole en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre a permis de présenter les résultats de plusieurs études et de formuler des recommandations destinées à orienter les politiques publiques.

Organisée dans le cadre de la Chaire OMC de l’Université de Lomé, la rencontre a été consacrée à la restitution de travaux de recherche portant sur les opportunités qu’offre la ZLECAF, notamment pour la filière coton.

Les études analysent les moyens de mieux organiser cette filière afin d’améliorer les revenus des producteurs, de faciliter leur accès aux financements et de renforcer leur compétitivité sur le marché continental.

Les chercheurs recommandent notamment d’accélérer la transformation locale des produits agricoles, de simplifier et de numériser les procédures commerciales afin de tirer pleinement profit des avantages de la ZLECAF.

Selon un expert ayant participé aux travaux, les enquêtes menées montrent que les financements sont principalement orientés vers les grands projets structurants, tandis que les petites et moyennes entreprises restent insuffisamment soutenues.

«Le coton, qui fait vivre une part importante de la population agricole togolaise, figure parmi les produits prioritaires retenus par le Togo dans le cadre de la ZLECAF», a-t-il souligné.

À travers cette étude, l’Université de Lomé entend contribuer à la réflexion sur les politiques économiques en mettant à la disposition des pouvoirs publics des recommandations fondées sur des données scientifiques.

Réalisée au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo, cette recherche poursuit un objectif commun : favoriser l’émergence d’une agriculture ouest-africaine plus compétitive, davantage tournée vers la transformation locale, mieux financée et pleinement intégrée au marché continental. FIN

Bernadette AYIBE

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