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Togo / Lutte contre le paludisme : Plus de 2,2 millions de cas en 2025, mais une mortalité en net recul

Au Togo, la lutte contre le paludisme franchit une étape décisive. Même si la maladie demeure un défi majeur de santé publique, les dernières données sont beaucoup plus rassurantes, quant aux mesures préventives, soutenues par la politique de gratuité des soins.

Plus de 900 décès en 2025 : l’urgence des chiffres

Le paludisme reste un fardeau pour les ménages togolais. Selon les données de l’OMS, le pays a enregistré en 2025 plus de 2,2 millions de cas ayant entraîné 939décès. Le paludisme reste ainsi la première cause de consultation dans les formations sanitaires du pays, et touche de façon disproportionnée les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Toutefois, grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la mortalité a reculé de 16 % depuis 2019, tandis que l’incidence globale a baissé de 2%. Sur la période de 2023 à 2026, le pays table sur une réduction de 65 % de la mortalité à court terme.

La prévention, fer de lance de la riposte

Notons qu’au-delà de la prise en charge médicale, c’est sur le terrain de la prévention que le Togo marque des points avec l’arrivée du vaccin R21/Matrix-M(22ème pays africain à intégrer ce vaccin dans son Programme élargi de vaccination, offrant une protection inédite aux plus jeunes), la chimio-prévention saisonnière(stratégie ciblée pour protéger les enfants notamment en saison pluvieuse et la couverture en moustiquaire imprégnées d’insecticide

Le levier de la gratuité : consulter pour mieux prévenir

L’OMS précise que l’un des changements majeurs réside dans la gratuité totale du diagnostic et du traitement, ce qui permet aux familles situées dans les zones reculées comme à Agokpo ou Asrama, de ne plus attendre que l’état de l’enfant s’aggrave avant de les conduire aux soins.

« Sans la gratuité, j’aurais sans doute attendu avant d’y aller », témoigne Jean, un cultivateur de la région des Plateaux.

Cette consultation précoce permet d’éviter que des cas simples ne se transforment en formes graves souvent mortelles.

Vers une stratégie district par district

L’appui technique de l’OMS a également permis une « stratification épidémiologique ». Concrètement, les ressources (vaccins, intrants, moustiquaires) ne sont plus distribuées de manière uniforme, mais orientées stratégiquement vers les districts les plus touchés.

Cité dans une publication de l’OMS, Dr Somiabialo Atekpe (Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, PNLP), a indiqué que c’est une combinaison —gratuité, surveillance accrue et prévention massive — qui permettra au Togo de bâtir un avenir sans paludisme. FIN

De la rédaction de Savoir News

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