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Togo : La DMP dénonce une « entrave à la mission parlementaire » de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson dans le nord

La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) a accusé les autorités locales de la région des Savanes d’avoir empêché, le 20 mars 2026 à Dapaong (plus de 660 km au nord de Lomé), la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson d’accomplir une mission de reddition de comptes et de contrôle des chantiers publics, qualifiant cet acte de « déni de démocratie » et d’ »entrave » à l’exercice du mandat parlementaire.

Dans son communiqué, la DMP (regroupement de partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile) précise que cette mission s’inscrivait pleinement dans le cadre du mandat de représentante du peuple de la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson. Celle-ci s’était rendue dans la région des Savanes afin, d’une part, de rendre compte de ses activités parlementaires aux citoyens et, d’autre part, de constater l’état d’avancement de plusieurs chantiers d’infrastructures annoncés par le gouvernement.

Selon ce regroupement, cette démarche visait également à documenter « l’état d’abandon de nombreux projets », laissant, affirme-t-elle, les populations locales « dans le dénuement et l’insécurité ».

Face à cette initiative présentée comme un exercice de transparence, l’organisation politique dénonce une « obstruction délibérée » des autorités. Elle s’interroge notamment sur les motivations d’une telle interdiction, évoquant une volonté de dissimuler la réalité sur le terrain.

« Pourquoi empêcher une élue de constater l’évolution de travaux financés par les deniers publics ? « , s’interroge la DMP, qui estime que le pouvoir redouterait l’exposition de dysfonctionnements liés à l’exécution des projets publics.

Le regroupement politique voit dans cet incident une atteinte à la représentation démocratique, accusant les autorités de chercher à « étouffer la voix des citoyens » de la région des Savanes.

Citant des principes constitutionnels, la DMP rappelle qu’ »empêcher un député de faire son travail, c’est suspendre la Constitution », ajoutant qu’aucun élu ne devrait être soumis à une autorisation pour exercer les prérogatives que lui confère son mandat.

La DMP exige la « levée immédiate de toute restriction de mouvement à l’encontre de Mme Adjamagbo-Johnson et de sa délégation ».

Elle appelle les populations des Savanes et de tout le Togo à « rester debout et vigilantes et se mobiliser pour mettre fin à cette dérive autoritaire de ce régime qui perd du temps aux Togolais et devient un danger pour tous ». FIN

Edem Etonam EKUE

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