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Santé mondiale : Au « One Health Summit, l’Afrique appelle à des actions « mesurables et financées » pour une souveraineté sanitaire durable

Les participants africains au « One Health Summit » tenu à Lyon (en France) le 7avril 2026, ont porté la voix du continent en adoptant une déclaration qui appelle à des actions « mesurables et financées » pour une souveraineté sanitaire durable.

Le One Health Summit est une rencontre hybride de haut niveau, visant à réunir des chefs d’État et de gouvernement du monde entier, les représentants des organisations internationales et régionales pertinentes, des chercheurs et bien d’autres acteurs, pour accélérer la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé » (One Health).

Cette approche vise à équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux, des végétaux et des écosystèmes. Elle appelle à une coopération internationale et interdisciplinaire pour réussir en termes de santé.

Un des panels du Sommet

Ce Sommet a été marquée par plusieurs panels thématiques : prévention des pandémies et maladies zoonotiques, lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM), systèmes alimentaires durables et sécurité sanitaire, santé environnementale et lutte contre les pollutions, souveraineté sanitaire et innovation (Focus Afrique), gouvernance et financement.

La délégation africaine conduite par Galien Africa (Lead Africain des Groupes de travail issus du Forum OSH) a appellé à une transition immédiate vers une action collective renforcée, liant indissociablement santé humaine, animale et environnementale.

Un leadership africain affirmé

Riche de son expérience aux Forums de 2023 et 2025, ainsi que le rendez-vous de Dakar en 2024, l’Afrique a confirmé sa position de moteur de la santé globale. En prélude à ce sommet, plus de 200 experts — issus des secteurs de la santé, de l’environnement, du monde académique et de la société civile — s’étaient déjà concertés le 3 avril 2026 pour affiner une position commune : faire entendre la voix du continent car, l’Afrique est le continent où il y a le plus d’épidémies.

Le constat est sans appel : les crises sanitaires, climatiques et alimentaires actuelles prouvent l’interdépendance totale entre les populations et leurs écosystèmes. Pour les signataires, l’Afrique ne doit plus seulement s’adapter, mais diriger la construction d’un modèle de santé plus résilient.

Notons que la déclaration africaine repose sur une reconnaissance lucide des défis actuels : l’insécurité sanitaire, la menace climatique, l’autonomie sanitaire (une priorité stratégique absolue) et l’inclusion.

Recommandations pour transformer l’essai

Les africains ont appelé les institutions internationales et les gouvernants à agir sur plusieurs leviers prioritaires, notamment : l’institutionnalisation de l’approche « One Health, l’investissement dans la data, l’accélération de la production locale, l’innovation frugale (soutenir des solutions adaptées aux réalités contextuelles du continent), le renforcement du leadership (porter une voix africaine coordonnée dans la gouvernance mondiale).

    Appel à l’action concrète

    Les participants africains ont lancé un appel à la transformation de ces engagements en actions « mesurables et financées ». L’objectif est clair : faire de l’approche « One Health » le levier de la souveraineté sanitaire et de la résilience climatique pour l’Afrique et l’ensemble des pays du Sud. FIN

    Ambroisine MEMEDE

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