De célèbres vendeuses d’Ayimolou de la capitale togolaise ont investi le terrain en face du CETEF Togo 2000, où la deuxième édition d’Ayimolou Festival bat son plein depuis le 3 avril.
L’Ayimolou est un mélange de riz et de haricots, cuits ensemble et accompagnés d’une sauce épicée au piment noir togolais (Ebesse fionfion), garnis de viande de bœuf, de poisson ou de wagashi (fromage à base de lait de vache). Dans les rues et marchés du Togo, ce plat s’impose comme l’un des plus appréciés, symbole de partage et de savoir-faire culinaire.
« Cette édition d’Ayimolou Festival promet d’être encore plus animée. Nous n’en sommes qu’au deuxième jour, et l’esplanade se remplit déjà petit à petit », confie Vida, directrice du restaurant Chez Davida. Vendeuse d’Ayimolou depuis sept ans dans le quartier Doulassamé, elle participe pour la deuxième fois au festival.

Au total, 16 vendeuses d’Ayimolou animent cette édition, contre 12 lors de la première. Les mets sont préparés sur place et vendus en continu. Les visiteurs peuvent se procurer leur plat à toute heure, y compris au cœur de la nuit. Des tentes ont été installées sur l’esplanade, offrant un espace pour déguster le plat tout en profitant de l’animation du festival.
Thème retenu pour cette édition : »Les entrepreneurs du secteur d’Ayimolou face au défi de l’utilisation du riz local ».
— Ayimolou 100% Togolais —
Pour le dernier jour du festival, le 8 avril, un stand expérimental sera érigé afin de proposer un Ayimolou entièrement préparé avec des produits locaux.
« Tous les ingrédients utilisés pour préparer ce plat seront 100 % togolais : riz, haricots, huile, tomates, poissons… Les assiettes, elles aussi, seront en terre cuite », précise Bernard Anoumo Dodji Bokodjin, promoteur et directeur du festival, soulignant l’originalité de cette initiative.
« Il faut davantage d’initiatives nationales et internationales, comme le festival Ayimolou, pour valoriser ce plat qui occupe une place de choix dans la gastronomie togolaise », appuie Mme Gozzo-Poaty Dédé Odette, vendeuse d’Ayimolou depuis 2013.
Ce stand expérimental suscite déjà la curiosité des visiteurs et des exposants, nombreux à se montrer enthousiastes à l’idée de découvrir un Ayimolou entièrement préparé avec des produits locaux.

L’Ayimolou Festival s’est donné pour ambition de valoriser ce plat au niveau national et international, avec pour objectif à long terme l’inscription de ce mets au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
« J’adore l’Ayimolou ! C’est un plat qui rassemble tous les Togolais, sans distinction d’âge et de rang social. Ce festival est une initiative formidable qu’il faut absolument soutenir », souligne Evariste Vigan, un visiteur enthousiaste, les yeux rivés sur son assiette d’Ayimolou. FIN
Junior AUREL





