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Togo/Environnement : Neuf OSC bénéficient de plus de 190 millions F.CFA pour des projets locaux

Neuf organisations de la société civile togolaise ont bénéficié ce vendredi 27 Mars 2026 à Lomé, d’un appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour mettre en œuvre des projets environnementaux au Togo.

Montant de l’enveloppe : 343.341 dollars US, soit plus de 190 millions de F.CFA, accordée dans le cadre du Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM).

Les conventions de financement ont été officiellement signées ce vendredi 27 mars 2026 à Lomé entre la représentante résidente du PNUD au Togo, Mme Binta Sanneh, et les responsables des organisations bénéficiaires, en présence du ministre de l’Environnement, Prof Komla Dodzi Kokoroko.

Ces financements visent à soutenir des initiatives communautaires dans des domaines clés comme la restauration des terres et forêts dégradées, la conservation de la biodiversité, l’agroécologie, l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que l’accès à des énergies propres.

Les projets ont été retenus à l’issue d’un processus rigoureux ayant examiné plus d’une centaine de dossiers. Finalement, neuf initiatives ont été sélectionnées pour leur potentiel d’impact sur les communautés.

« Aujourd’hui, nous ne signons pas simplement des conventions et nous n’investissons pas seulement dans des projets, mais dans des solutions locales durables portées par les communautés », a souligné Mme Binta Sanneh.

Elle a également insisté sur le rôle central des organisations locales dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation des ressources naturelles.

« Ces projets sont le fruit d’un processus rigoureux ayant permis de sélectionner neuf initiatives parmi plus d’une centaine de candidatures », a-t-elle rappelé.

« Ce sont neuf dynamiques de transformation portées par des communautés engagées, capables de restaurer les écosystèmes, renforcer la résilience climatique et créer des opportunités économiques durables », a-t-elle ajouté.

De son côté, le ministre de l’environnement a mis en avant, l’importance du partenariat avec les organisations de la société civile et a salué la qualité du partenariat avec le PNUD et insisté sur l’importance d’une approche inclusive et territorialisée des enjeux environnementaux.

« L’environnement ne se découpe pas. Tout part de l’environnement et tout y revient », a-t-il déclaré avant d’appeler les bénéficiaires à s’impliquer pleinement pour garantir le succès des projets.

« Si les ONG réussissent, l’État réussit également », a-t-il affirmé.

Officiels et bénéficiaires

« Ces projets s’inscrivent dans une dynamique nationale plus large, notamment en matière de restauration forestière à l’horizon 2026 et d’extension du couvert forestier », a souligné le ministre.

Sur le terrain, ces initiatives devraient contribuer à restaurer des écosystèmes dégradés, promouvoir des pratiques agricoles durables et développer des solutions énergétiques propres, notamment l’énergie solaire. Elles visent aussi à créer des emplois verts et à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

Le coordonnateur national du programme, Koffi Atri, a précisé que les projets, d’une durée moyenne de deux ans, permettront d’engager plus de 500 hectares de terres dans un processus de gestion durable.

« Il ne s’agit pas d’interdire l’exploitation des ressources, mais de promouvoir des modes de production et de consommation plus durables », a-t-il expliqué.

D’une durée moyenne de deux ans, ces projets devraient permettre d’engager plus de 500 hectares de paysages agricoles et forestiers dans un processus de gestion durable, tout en favorisant la création d’emplois verts.

Au nom des organisations bénéficiaires, leur porte-parole Adiavou Mawuvi a salué une étape décisive : « cette cérémonie marque un tournant. Elle traduit la confiance placée dans la capacité des communautés à apporter des solutions concrètes aux défis environnementaux ».

Il a également plaidé pour un renforcement du soutien aux initiatives communautaires afin de relever les défis environnementaux croissants.

Conscientes des attentes, les organisations s’engagent à une gestion transparente et efficace des fonds.

« Nous utiliserons ces ressources avec rigueur et responsabilité, pour produire des résultats concrets au bénéfice des populations », a assuré leur porte-parole.

Mis en œuvre au Togo depuis 2009, le Programme de Microfinancements du FEM constitue un levier important pour soutenir les initiatives locales. À ce jour, 157 projets ont été financés pour un montant cumulé de plus de 4,3 millions de dollars, soit environ 2,4 milliards de F.CFA. FIN

Bernadette AYIBE

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