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Droits humains : le Togo ratifie le protocole africain relatif aux personnes handicapées

Le Sénat togolais a adopté jeudi 19 mars 2026, le projet de loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Cette étape marque un tournant décisif dans l’arsenal juridique du pays pour garantir l’inclusion et l’égalité des chances.

Initié à Addis-Abeba en 2018 et signé par le Togo en mai 2019, ce protocole africain franchit désormais l’étape législative nationale. Pour le gouvernement, cette ratification n’est pas une simple formalité administrative, mais un engagement solennel à renforcer les mécanismes de protection des citoyens les plus vulnérables.

Un changement de paradigme : de l’assistance au droit

Selon Mme Sankaredja (Ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance), il s’agit de reconnaître les personnes handicapées non comme de simples bénéficiaires de soutien, mais comme des acteurs à part entière du développement. 

« Le protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées constitue un véritable levier de transformation sociale. Il nous invite à opérer un changement de paradigme fondamental, passer d’une approche fondée sur l’assistance à une approche centrée sur les droits humains », a expliqué Mme Sankaredja.

« En procédant à la ratification de ce protocole, notre nation réaffirme sa volonté de bâtir une société équitable dans laquelle chaque citoyen, quelles que soient ses capacités, peut jouir pleinement de ses droits fondamentaux et contribuer activement à la vie économique, sociale et culturelle », a-t-elle ajouté. 

Notons que le texte mise sur une approche fondée sur les droits humains, exigeant que l’État garantisse un accès effectif à la santé et l’éducation, aux infrastructures socio-économiques de base, à l’égalité devant la loi.

« C’est un défi majeur que le pays vient de relever, celui d’un engagement à construire une société fondée sur le respect de la dignité humaine et de l’égalité des chances », a souligné le Président du Sénat, Barry Moussa Barque. FIN

Ambroisine MEMEDE

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