Des ministres étaient face à la presse le vendredi 13 mars 2026 à Lomé pour un point d’information, visant à rassurer la population togolaise sur les cas de disparitions inquiétantes abondamment relayés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines.
Quatre ministres ont rencontré les professionnels des médias : le colonel Calixte Batossie Madjoulba (ministre de la sécurité) et ses collègues Pacôme Adjourouvi (justice), Hodabalo Awaté (administration territoriale) et Yawa Kouigan (communication).
Dans son intervention, le ministre de la sécurité est largement revenu sur les résultats de la commission d’enquête mise en place par le gouvernement le 26 janvier 2026, suite aux signalements d’enlèvements présumés et de disparitions inquiétantes, touchant notamment des adolescents et des mineurs.
Sur 102 cas signalés, 86 personnes ont été retrouvées (63 mineurs et 23 majeurs). 16 personnes demeurent recherchées.
Sur l’ensemble des cas signalés, 88 cas ont été enregistrés dans le district autonome du Grand Lomé. Et concernant les 63 mineurs retrouvés, il y a 25 garçons et 38 filles, a précisé le colonel Madjoulba.
« Les investigations menées révèlent que dans leur grande majorité, les situations examinées ne relèvent pas d’actes criminels organisés. Les causes identifiées sont principalement les fugues liées à des tensions familiales, des départs volontaires, une insuffisance d’encadrement parental et certaines situations de vulnérabilité sociale ou individuelle », a-t-il souligné.
« A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d’établir l’existence d’un réseau d’enlèvement de personnes sur toute l’étendue du territoire national », a rassuré le ministre.
De son côté, la ministre de la communication a invité les journalistes à éviter la diffusion des rumeurs. Mme Yawa Kouigan a mis l’accent sur la nécessité d’une information fiable, d’un dialogue ouvert et d’une vigilance collective.
Notons que pour prévenir de nouveaux cas et renforcer la sécurité, le gouvernement a pris récemment plusieurs mesures notamment la création d’une base nationale centralisée des personnes disparues, le renforcement des patrouilles et du contrôle des flux migratoires, la sensibilisation des populations et de la jeunesse aux dangers des promesses de gains faciles et aux procédures de signalement, ainsi que la modernisation du laboratoire de criminalistique numérique pour lutter contre la désinformation.
Les autorités ont appelé à la « vigilance, au dialogue au sein des familles et à la coopération des citoyens avec les services de sécurité, afin de protéger les populations et prévenir toute situation de vulnérabilité ». FIN
Edem Etonam EKUE