savoir

Chemin de croix : des fidèles catholiques dans les rues de Lomé pour revivre la Passion du Christ

De nombreux fidèles catholiques ont parcouru, ce vendredi 3 avril 2026, plusieurs rues de Lomé, à l’occasion du chemin de croix marquant la Passion du Christ.

Les fidèles, venus de différentes paroisses de la capitale togolaise, ont pris part à cette marche de prière en plein air, retraçant les différentes étapes de la souffrance de Jésus-Christ, de sa condamnation à sa crucifixion.

Portant des croix en bois, chantant des cantiques et récitant des prières, les participants ont transformé les artères empruntées en un véritable espace de recueillement et de méditation. Cette célébration, fortement ancrée dans la tradition chrétienne, s’inscrit dans les activités du Vendredi saint.

À la paroisse Sainte Rita de Wuiti, les fidèles ont arpenté plusieurs ruelles, retraçant les différentes stations du chemin de croix dans un climat de recueillement.

Selon le Père Hermann Houdji, vicaire de la paroisse, le chemin de croix et la Passion du Christ renvoient à un même mystère : celui de l’amour de Dieu manifesté à travers son Fils.

« C’est une dévotion qui permet de méditer les différentes étapes de la souffrance du Christ, une contemplation active, à travers les quatorze stations, qui aide chacun à entrer dans ce mystère », a-t-il expliqué.

Au-delà de l’aspect symbolique, le chemin de croix est également porteur de grâces spirituelles. Cette pratique permet d’obtenir « la conversion, le pardon des péchés et la consolation », a souligné le prêtre.

Il a rappelé par ailleurs cette promesse du Christ : « tout ce qui est demandé avec foi en son nom peut être accordé ».

Cette marche spirituelle s’inscrit dans un temps liturgique plus large. Après le vendredi consacré à la Passion et à la mort du Christ vient le Samedi saint, marqué par un grand silence.

« C’est le moment où le Christ repose au tombeau. L’Église vit alors un temps de recueillement profond », a précisé le Père Hermann Houdji.

Ce jour-là, aucune messe n’est célébrée et aucun sacrement n’est administré. Mais loin d’être un vide, ce silence est porteur de sens.

« Ce n’est pas un silence de tristesse, mais un silence d’intériorité et d’espérance », a indiqué le vicaire de la paroisse Sainte Rita de Wuiti. FIN

Bernadette AYIBE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *