
Des membres du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen-Togo) étaient vendredi 19 juin 2026 à une rencontre immersive à l’ONG RAPAA (Recherche, action, prévention, accompagnement des addictions), pour apprécier les actions de cette ONG dans la lutte contre les addictions.
Les produits psychoactifs sont toutes substances qui changent le fonctionnement du cerveau d’une personne. Une fois consommées, elles modifient l’humeur de la personne, ses réflexes, sa façon de penser. Et on parle d’addiction lorsque la dépendance s’installe.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne d’information et de sensibilisation aux addictions, lancée par le réseau en mai 2026.
« Il s’agit de soutenir les actions nationales de lutte contre les addictions. Dans cette dynamique, nous aurons à rencontrer des acteurs intervenant à divers niveaux, dans le domaine des addictions : des parents et éducateurs, des médecins, psychologues, ONG et association, les autorités, etc. La dépendance est une question de santé avec de lourdes conséquences économiques », a dit Mme Ambroisine Mêmèdé (Coordonnatrice nationale du Remapsen).
« Cette campagne est pour nous, une sorte collecte d’informations, de compréhension du phénomène et des stratégies nationales de lutte. Cela nous permettra de mieux nous positionner pour soutenir la sensibilisation sur tous les axes, avec la jeunesse comme principale cible car elle constitue la relève », souligné.
La dépendance, une maladie chronique du cerveau
Selon le Programme national des addictions aux produits psychoactifs, les substances les plus utilisées au Togo sont l’alcool (38,83%), le Cannabis (23,59%) la Cocaïne (2,3%). On parle d’addiction lorsque la dépendance s’installe.
En médecine et en santé publique, l’addiction (ou trouble lié à l’usage d’une substance/lié à un comportement) n’est pas définie par la quantité ou la fréquence de consommation, mais par la perte de contrôle et la continuité du comportement malgré les conséquences négatives.
Selon Mme Akoura Kama-Djonna (Vice-Présidente de l’ONG RAPAA), aujourd’hui, c’est une maladie chronique du cerveau.
« Le problème de consommation de substances psychoactives est devenu un problème de santé mentale et toutes les couches sociales sont concernées, surtout la jeunesse. (…). Quand vous tombez dans le piège, c’est difficile de s’en sortir. Consommer c’est facile, mais quand on devient malade de sa consommation, c’est très difficile de s’en sortir. Donc nous voulons inviter les parents à être vigilants », a-t-elle poursuivi.
« Nous appelons par ailleurs, la population à éviter la discrimination, la stigmatisation des personnes qui ont des problèmes ou qui souffrent de leur consommation (…). Parce que la stigmatisation et la discrimination tuent la personne, c’est-à-dire que ça l’enfonce davantage », a-t-elle dit.
Notons que le 3 juin 2026, les membres du Remapsen étaient dans les locaux du PNAPP pour mieux s’informer sur le programme et ses actions, et recueillir des informations sur les addictions. FIN
Edem Etonam EKUE