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SANTÉ / OMS : Le Directeur régional de l’OMS appelle à l’action pour combler le déficit de sang sécurisé en Afrique

Pr Mohamed Yakub Janabi (Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique) a remercié « les donneurs de sang pour leur générosité » et réaffirmé ce dimanche 14 juin 2026, que « nous sommes collectivement responsables de garantir à toutes les personnes qui en ont besoin, un accès à du sang sécurisé ».

La journée mondiale du don de sang est placée cette année sous le thème : « Une goutte d’humanité. Donnez du sang. Sauvez des vies ».

Pour Pr Janabi « chaque don de sang reflète l’essence de notre humanité commune, notre solidarité, notre compassion et notre attention les uns pour les autres ».

Tout en saluant les progrès constants enregistrés depuis deux décennies, Pr Janabi a exhorté les gouvernements et les communautés à « intensifier leurs efforts pour garantir un accès équitable et sécurisé à cette ressource vitale, indispensable à l’instauration de la couverture sanitaire universelle ».

Sur le plan des réalisations, le nombre de dons de sang est passé d’environ 2,2 millions au début des années 2000 à près de 7 millions en 2023. Cette dynamique positive s’accompagne d’une amélioration structurelle, puisque près de 7 dons sur 10 proviennent désormais de donneurs volontaires et non rémunérés, et que la majorité des pays ont intégré des politiques et des unités spécialisées au sein de leur ministère de la Santé.

Il a déploré l’écart entre l’offre et la demande, « un obstacle majeur à la prestation de soins de santé équitables et à une intervention efficace » en cas de situation d’urgence.

 « En moyenne, seuls six dons sont collectés pour 1000 habitants dans la Région africaine, ce qui est bien inférieur aux besoins fondamentaux en termes de santé, sachant que de nombreux pays collectent encore bien moins de dons », a-t-il déploré.

Néanmoins, l’OMS prévient que d’importantes disparités persistent : la moyenne régionale s’établit à seulement six dons collectés pour 1 000 habitants, un niveau bien en deçà des besoins fondamentaux pour faire face aux urgences quotidiennes, telles que les complications liées aux accouchements, le paludisme, les traumatismes routiers ou les maladies chroniques.

Pour combler l’écart critique entre l’offre et la demande, le Directeur régional a identifié plusieurs défis majeurs, notamment le manque d’infrastructures, la persistance de fausses informations et la dépendance persistante, dans certaines zones, envers les donneurs rémunérés ou familiaux. La sécurité des produits sanguins demeure également une priorité absolue, selon l’OMS soulignant la nécessité de renforcer les systèmes de dépistage face aux risques de transmission d’infections comme le VIH ou l’hépatite B.

En réaffirmant l’engagement de l’organisation à soutenir la réglementation et la formation des personnels, Pr Janabi a lancé un appel à la « responsabilité collective », invitant chaque citoyen éligible à « donner régulièrement son sang pour offrir de l’espoir et préserver la dignité humaine ». FIN

Ambroisine MEMEDE

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