
L’Association NADDAF a procédé mercredi à Lomé au lancement officiel de la plateforme Responsabilité sociétale des entreprises–Société civile Togo (RSE-SC Togo), une initiative visant à renforcer la protection des droits des femmes et des filles ainsi qu’à promouvoir une gouvernance plus inclusive au sein des entreprises togolaises.
Mise en place dans le cadre du projet « Les entreprises s’engagent pour la protection des filles et des femmes » (EP2F), la plateforme regroupe 22 organisations de la société civile (OSC) engagées dans la défense des droits humains, particulièrement ceux des femmes et des jeunes filles.
Cette plateforme se veut un cadre de concertation, de plaidoyer et d’actions collectives entre les acteurs de la société civile et les entreprises autour des questions liées à la responsabilité sociétale, à l’égalité de genre et à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
« Cette plateforme a été créée en 2025, mais ce jour qu’elle est portée à la connaissance de l’opinion et des différents acteurs intervenant sur les questions de droits de l’homme. Cette plateforme est un cadre qui a pour ambition de sensibiliser les entreprises pour la prise en compte des droits de l’homme en entreprise, surtout les droits de femmes et de filles. Elle vise aussi à accompagner les organisations de la société civile à plus s’intéresser aux enjeux de la RSE qui sont tellement importants quand on parle de droits de l’homme au sein d’une entreprise », a expliqué Bernard Dodji Bokodjin (coordonnateur de NADDAF).
« La plateforme ambitionne de mener des actions de plaidoyer auprès des acteurs étatiques, notamment les ministères, les institutions de la République comme la Commission nationale des droits de l’homme pour qu’un environnement favorable à la mise en œuvre de la RSE puisse être créé au sein des entreprises », a-t-il ajouté.
Les responsables de la plateforme ont précisé que leur démarche ne vise pas à entrer en conflit avec les entreprises, mais plutôt à collaborer avec elles en s’appuyant sur les initiatives déjà existantes afin de les encourager à renforcer davantage leurs actions en faveur des femmes et des filles.
Selon eux, il s’agit de promouvoir un partenariat constructif avec le secteur privé pour favoriser l’adoption de pratiques responsables et inclusives, capables de contribuer durablement à la protection et à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles au Togo.
Dans le cadre de ses activités, l’Association NADDAF prévoit d’organiser, durant une année, des cafés-débats avec des chefs d’entreprise afin d’échanger sur les pratiques déjà mises en œuvre au sein de leurs structures et d’explorer les pistes susceptibles de les améliorer au profit des femmes et des filles.
« Nous estimons que la responsabilité sociale des entreprises est un facteur clé pour le développement économique en général, du Togo en particulier, parce que cela permet d’inclure, entre autres, les femmes et les filles dans l’économie. C’est un gage en développement durable et que cela apporte des avantages tant aux entreprises qu’aux travailleurs », a indiqué Niccolo Maracchi (représentant de l’Union européenne.
Il convient de noter que le projet EP2F est mis en œuvre par un consortium composé de CARE International, CARE Bénin/Togo, du GF2D et de NADDAF.
Il est financé par l’Union européenne et vise à renforcer les initiatives de la société civile en matière de responsabilité sociétale des entreprises, notamment dans la promotion du respect des droits des filles et des femmes ainsi que de leur accès à un travail décent. FIN
Chrystelle MENSAH