
Le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) alerte sur la situation des professionnels des médias, estimant que l’absence de rémunération décente fragilise la presse et la rend vulnérable aux pressions et influences extérieures.
C’était à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, célébrée le 3 mai dernier.
Cette précarité, selon le syndicat, met en danger la liberté de la presse et compromet l’indépendance de l’information.
Dans un communiqué, le SYNJIT « salue le courage des professionnels des médias qui, malgré un contexte socio-politique complexe et une précarité grandissante, continuent d’informer nos concitoyens avec dévouement ».
Cependant, le Syndicat rappelle avec force « qu’il ne peut y avoir de liberté de presse sans travail décent », avant d’affirmer : « un journaliste mal rémunéré est un journaliste vulnérable, et une presse vulnérable est une presse dont la liberté est menacée par toutes sortes d’influences.
Le SYNJIT précise que son objectif est clair : actualiser de toute urgence la grille des salaires annexée à la Convention d’octobre 2022.
Depuis le passage du SMIG à 52.500 FCFA le 1er janvier 2024, « le barème actuel figurant dans la convention précitée est devenu obsolète ».
« Maintenir les journalistes sur des bases salariales dépassées n’est pas seulement une injustice sociale, mais aussi une entrave directe à leur indépendance professionnelle », dénonce l’organisation.
Le SYNJIT lance un appel solennel aux organisations patronales, les invitant à reconnaître que la pérennité et la crédibilité des entreprises de presse reposent sur la dignité de leurs travailleurs, et à engager un dialogue sincère pour l’application effective du nouveau SMIG dans les grilles salariales sectorielles.
Il exhorte également le gouvernement à respecter les engagements contenus dans la convention signée, estimant que cela relève d’une exigence de responsabilité républicaine et de cohérence dans l’action institutionnelle. FIN
Chrystelle MENSAH