
L’édition 2026 de la Journée nationale des Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) s’est tenue le 29 avril 2026 à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), avec pour objectif de promouvoir un accès équitable à une éducation de qualité. À cette occasion, plusieurs projets innovants portés par des élèves ont été primés.
Co-organisée par le gouvernement togolais, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE 2020-2030), avec l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) à travers l’UNICEF, l’édition 2026 de la STIM est placée sous le signe de la promotion de l’enseignement des sciences.
Douze meilleurs clubs scientifiques issus d’établissements scolaires des régions de la Kara, de la Centrale et des Savanes ont pris part à une compétition.
L’objectif était de mettre en lumière les élèves porteurs de projets innovants, apportant des réponses concrètes aux problématiques de leurs communautés.
La plupart des projets présentés ont été conçus comme des solutions technologiques adaptées aux réalités locales, avec des initiatives portant notamment sur la protection de l’environnement, ainsi que sur l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la santé.
Ces travaux témoignent, selon les organisateurs, de la créativité, de l’ingéniosité et du potentiel des élèves, encadrés par leurs enseignants et soutenus par le ministère des enseignements primaire et secondaire.
À l’issue de la compétition, deux clubs se sont particulièrement distingués par la qualité et la pertinence de leurs projets : le club scientifique du Collège d’enseignement général (CEG) Bassar Ville, pour son initiative de transformation des déchets plastiques en sacs associée à la plantation d’arbres, et celui du Lycée scientifique de Kara, avec son projet de distributeur automatique d’eau et de jus.
Pour le président du jury, M. Yirthakle-Assê Karka, les projets des élèves lauréats se sont distingués non seulement par leur originalité, mais aussi par leur potentiel de mise à l’échelle et leur ancrage dans des réalités concrètes.
« Les meilleurs projets se sont distingués par leur capacité à apporter des réponses simples, concrètes et adaptées aux défis actuels. Ils répondent à des problématiques locales avec des approches accessibles et porteuses d’impact », a-t-il souligné.
Le président du jury a également salué l’ensemble des participants au concours, estimant que « les autres projets n’ont pas démérité ».
Il a relevé que « les écarts de notes entre les productions sont assez négligeables », signe selon lui du niveau globalement élevé de la compétition.
Dans une perspective d’amélioration, il a enfin suggéré que « les prochaines évaluations puissent se faire domaine par domaine », afin de mieux valoriser la diversité des innovations présentées.
Du côté des élèves, la satisfaction est grande et cette reconnaissance constitue une motivation supplémentaire pour la suite de leurs travaux.
« Nous sommes fiers d’avoir montré que nous pouvons proposer des solutions utiles pour notre communauté. Cela nous encourage à aller plus loin dans les sciences », a confié une participante issue de l’un des clubs scientifiques lauréats.
FIN
Chrystelle MENSAH