
Lomé accueille le lundi 11 mai 2026, une conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est une initiative du Groupe de la Banque mondiale en collaboration avec le Gouvernement togolais.
Organisée avec l’appui du Mécanisme de Financement Mondial (GFF), cette conférence va réunir des experts et décideurs pour transformer les engagements théoriques en interventions à grande échelle.
L’objectif central de cette rencontre est d’accélérer la mise en œuvre d’actions concrètes pour protéger le capital humain de la région, alors que les progrès actuels sont jugés insuffisants pour atteindre les cibles mondiales de 2030.
Les discussions porteront sur le renforcement des plateformes de soins, la formation du personnel, la disponibilité de données fiables et, surtout, le plaidoyer pour un financement durable. Il s’agit de garantir une appropriation nationale des projets afin d’optimiser les résultats en matière de nutrition maternelle et infantile.
Une mobilisation urgente, dictée par des chiffres préoccupants
Selon la Banque mondiale, bien que le taux de retard de croissance soit passé de 40 % en 2000 à 33 % en 2024, le rythme de progression reste trop lent. Au rythme actuel, la région ne parviendra pas à réduire le retard de croissance de 40 % d’ici 2030, une cible pourtant jugée vitale.
Pour l’institution financière, la malnutrition est non seulement une crise sanitaire, mais elle constitue également un frein majeur à la productivité nationale et à la croissance économique. En privant les enfants de leur plein potentiel dès le plus jeune âge, ce phénomène compromet l’avenir du continent, rendant impérative une réponse coordonnée et immédiate à l’échelle régionale. FIN
Ambroisine MEMEDE