
Le gouvernement togolais a engagé une réflexion stratégique pour repositionner l’assurance automobile comme un instrument de renforcement de la protection sociale. Une séance de travail tenue le 20 avril 2026 à Lomé, sous la présidence du ministre Jean-Marie Tessi, a réuni les principaux acteurs institutionnels et techniques du secteur des assurances.
Outre le secrétaire général du ministère en charge des assurances et le directeur des assurances, la rencontre a connu la participation du président du Comité des Assureurs du Togo (CAT), du directeur du Pool d’assurance TPV motos, du secrétaire exécutif du Bureau togolais de la Carte brune CEDEAO, des directeurs de la Sécurité routière (DSR), ainsi que du secrétaire général permanent du Système inter-États de l’assurance Carte brune CEDEAO.
Cette rencontre stratégique, saluée par l’ensemble des participants, a permis de poser un diagnostic sans complaisance du secteur et d’esquisser des solutions concrètes à la hauteur des enjeux.
Le parc automobile togolais présente une réalité préoccupante, avec près de 40 % des véhicules en circulation ne disposant pas d’une assurance valide. Cette situation prive un nombre important d’usagers de couverture en cas d’accident et fragilise les mécanismes de protection sociale, que le Président du Conseil, Faure Gnassingbé œuvre à consolider.
Les autorités entendent s’appuyer sur une approche intégrée, structurée autour de plusieurs axes d’intervention. Celle-ci prévoit notamment le couplage des contrôles des assurances avec ceux des taxes sur les véhicules à moteur et des visites techniques, le renforcement des capacités ainsi que des moyens logistiques de la Direction de la sécurité routière, ainsi que le déploiement d’une vaste campagne de sensibilisation à l’endroit des usagers et des acteurs judiciaires.
La digitalisation des outils, inspirée des bonnes pratiques sous-régionales et appuyée par le dispositif de la Carte brune CEDEAO, constitue un levier majeur pour améliorer l’efficacité et la transparence du système. Cette dynamique devrait être consolidée par un renforcement du cadre institutionnel. FIN
Chrystelle MENSAH