
La 5ème réunion ministérielle mondiale sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) se tiendra du 28 au 30 juin 2026 à Abuja (au Nigéria), ont annoncé les organisateurs lors d’un point de presse mondial organisé par l’Alliance mondiale des médias sur la RAM (GAMA).
Des délégations de haut niveau de plus de 100 pays sont attendues à cet événement placé sous le thème : « Une seule santé : Faire progresser les engagements mondiaux sur la RAM par l’action locale ». Des présidents de plusieurs pays y seront également.
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, prononcera les mots de bienvenue à cette rencontre.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la résistance aux antimicrobiens (RAM) survient lorsque des micro-organismes (bactéries, virus, champignons et parasites) évoluent et développent des mécanismes de défense contre les médicaments (antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires) conçus pour les tuer. En conséquence, les médicaments deviennent inefficaces, les infections persistent dans l’organisme et le risque de transmission à d’autres personnes augmente.
L’OMS souligne que la RAM est une menace majeure pour la santé publique mondiale.
Réduire les décès dus à la RAM de 10 % d’ici 2030
Selon Shobha Shukla (Présidente de la GAMA), la pharmacorésistance est un problème alimenté par le mauvais usage et l’usage excessif des médicaments antimicrobiens, ce qui entraîne la perte d’efficacité de médicaments essentiels pour traiter les infections.
« Le mauvais usage et la surconsommation de médicaments sont omniprésents dans la santé animale et l’élevage, l’alimentation et l’agriculture, la santé humaine, tout en polluant notre environnement », a -t-elle souligné.
Selon Dr Nyemazi (directeur du secrétariat conjoint quadripartite sur la RAM), cette 5ème réunion permettra d’accélérer la mise en œuvre des plans d’action nationaux multisectoriels et va s’appuyer sur les engagements pris lors de la 4ème réunion tenue à Djeddah en Arabie Saoudite.
« L’un des objectifs de la déclaration politique de l’ONU en 2024 était de réduire les décès liés à la RAM de 10 % d’ici 2030 (par rapport aux 4,9 millions de décès enregistrés en 2019). Des stratégies simples et rentables comme le lavage des mains peuvent aider. Nous devons également garantir un accès équitable aux antimicrobiens essentiels », a rappelé le Dr Nyemazi.
Une réponse multisectorielle impliquant plusieurs ministères
« Cette réunion sera différente car, non seulement les ministres de la santé, mais aussi ceux de l’agriculture, de l’environnement et des finances sont invités afin d’aborder la RAM dans tous les secteurs », a dit Dre Ayoade Alakija.
Notons que la RAM figure parmi les 10 principales menaces pour la santé mondiale et met en péril nos animaux, nos systèmes alimentaires, nos économies et notre environnement. Toutes les agences quadripartites soutiennent la réunion au Nigeria, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). FIN
Ambroisine MEMEDE