Une source militaire a annoncé samedi que trois journalistes libanais, dont une correspondante d’Al-Mayadeen, une chaîne proche du Hezbollah, et un correspondant d’Al-Manar avaient été tués samedi par une frappe israélienne sur leur véhicule dans le sud du Liban.
« La journaliste d’Al-Mayadeen Fatima Ftouni et le correspondant d’Al-Manar Ali Shouaib ont été tués par une frappe israélienne sur leur voiture, dans la région de Jezzine », a précisé cette source, ajoutant que le frère de Ftouni, un caméraman, avait aussi été tué dans l’attaque.
Al-Mayadeen a confirmé la mort de Ftouni sur sa chaîne Telegram, et Al-Manar a annoncé la mort de son correspondant de guerre, un des plus anciens de la chaîne, lors d’un bulletin d’information.
Cette attaque intervient alors que deux journalistes de la chaîne russe RT ont été blessés le 19 mars dans une frappe israélienne, qui n’était pas « accidentelle » selon Moscou.
Ce n’est pas la première fois que des journalistes de ces deux chaînes libanaises sont visés par l’armée israélienne, en octobre 2024, trois reporters, deux d’Al-Mayadeen, Ghassan Najjar et Mohammed Reda, et un d’Al-Manar, Wissam Qassem, avaient été tués dans une frappe israélienne à Hasbaya.
En novembre 2023, deux autres journalistes d’Al-Mayadeen, Farah Omar et Rabih Maamari, avaient eux aussi été tués par une frappe israélienne dans le sud du pays.
Quelques semaines auparavant, le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l’agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l’AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite.
En 2025, cent-vingt-neuf journalistes et employés de presse ont été tués, d’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui impute les deux tiers des cas à Israël, ce dernier rejetant ces « allégations ».
Source : Afp





