L’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) apporte son « soutien indéfectible » et sa « solidarité » au journaliste togolais Roger Amemavoh, qui a affirmé avoir reçu ces derniers jours, des menaces anonymes à la suite de la diffusion de son reportage sur le litige foncier à Latekope (commune Agoenyive 6 à Lomé).
Le reportage vidéo diffusé sur le média en ligne « Capture Média » du journaliste, a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux.
Le bureau exécutif de l’ATOPPEL s’est rendu au lieu de travail du journaliste ce vendredi 20 février 2026, « afin de lui apporter son soutien et sa solidarité face aux menaces répétées dont il fait l’objet », souligne un communiqué de l’Association.
Le journaliste « a exercé son métier avec professionnalisme, responsabilité et engagement, en mettant en lumière des réalités sociales qui interpellent et qui relèvent pleinement de la mission d’information dévolue à la presse », souligne le communiqué.
L’Association « condamne avec fermeté toute forme de menace, d’intimidation ou de pression exercée contre un journaliste dans l’exercice de ses fonctions » et réaffirme son « attachement aux principes de la liberté de la presse et du droit des citoyens à une information crédible et indépendante ».
L’ATOPPEL « se réjouit également de l’engagement récemment exprimé par le gouvernement togolais dans son communiqué du 18 février 2026, rappelant l’importance de la sécurité des journalistes et de la protection de la liberté d’informer ».
Les ministres chargés de la sécurité et de la communication étaient montés au créneau pour rassurer le journaliste Amemavoh.
Dans un communiqué, les ministres Yawa Kouigan (communication) et Calixte Batossie Madjoulba (sécurité) ont « rassuré l’opinion que cette situation, dont la justice n’est pas encore saisie, est néanmoins suivie avec la plus grande attention ».
Notons que d’autres organisations de presse ont également condamné ces menaces anonymes contre le journaliste Amemavoh, qu’elles qualifient d’ »atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse, garantie par les textes en vigueur au Togo ».
Edem Etonam EKUE