
David Dosseh, porte-parole du FCTD
Le Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) a annoncé la tenue d’un meeting le 25 octobre à Tsévié, à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, dans le cadre de sa mobilisation contre la nouvelle Constitution togolaise.
Ce regroupement de partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile avait déjà organisé des meetings à Lomé et à Vogan, située à une soixantaine de kilomètres au nord-est de la capitale, pour réclamer la même chose.
« À Tsévié, le message sera toujours le même : la Constitution de 1992 est notre Constitution, celle pour laquelle nous avons historiquement voté à plus de 97%. C’est la loi fondamentale que le peuple s’est choisie. Nous n’acceptons pas que quelques individus nous imposent une nouvelle Constitution qui, au demeurant, est illégale, si l’on se réfère à l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao », a précisé David Dosseh, porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD).
Promulguée le 6 mai 2024, la nouvelle Constitution instaure un régime parlementaire au Togo.
Cette réforme est critiquée par des partis de l’opposition et de la société civile, qui dénoncent notamment les conditions de son adoption.
Les autorités togolaises soutiennent, pour leur part, que cette nouvelle Constitution garantit une meilleure représentativité et un partage du pouvoir.
« La réforme constitutionnelle a été conduite de manière légale et constitutionnelle, dans un cadre juridique clair », avait déclaré en mars 2025 le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Pacôme Adjourouvi, lors d’une campagne de sensibilisation sur la réforme. FIN
Edem Etonam EKUE