
Renforcer la gouvernance locale et valoriser durablement les ressources des territoires : tel est l’objectif du projet GNOZOU officiellement lancé le 9 juin 2026 à KAra (environ 420 km au nord de Lomé) par le gouvernement togolais avec l’appui de la coopération allemande.
Financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 7,4 millions d’euros (soit 4.854.081.800 francs CFA), le projet est mis en œuvre par la GIZ. Le projet cible en priorité les régions de la Kara et des Savanes, deux régions confrontées à d’importantes vulnérabilités économiques, climatiques et surtout sécuritaires.
Sur le terrain, l’ambition se veut pragmatique et inclusive. Pour Magloire Bawénao Adjoke, chef du projet GNOZOU pour la GIZ au Togo « la première des choses et la plus importante, c’est la délivrance de meilleurs services sociaux de base au profit des citoyens ».
Le projet prévoit d’accompagner techniquement et financièrement les communes pour bâtir des infrastructures essentielles. Les investissements soutiendront notamment la construction de mairies, l’aménagement de marchés locaux pour dynamiser l’économie de proximité, et le déploiement de connexions Internet pour moderniser le service public. Un accent particulier sera mis sur la résilience des groupes les plus vulnérables, à l’instar des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap.
Cette alliance stratégique découle d’engagements bilatéraux forts. Pour Johannes Klotz, Premier conseiller et Chef de coopération à l’ambassade d’Allemagne à Lomé, représentant le l’ambassadeur d’Allemagne au Togo « le développement local est porteur de valeurs ajoutées considérables. Il constitue une des conditions pour garantir une croissance économique durable, la promotion de l’emploi, la cohésion sociale et la paix ».
Trois piliers pour guider la décentralisation
En ouvrant les travaux Koamy Gbloèkpo Gomado (ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé du Développement Local), à rappeler la vision du président du conseil Faure Gnassingbé selon laquelle « la décentralisation n’est pas un slogan, c’est une dynamique vivante à consolider ». Pour le ministre, l’action sur le terrain s’articulera désormais autour d’une triple mission essentielle. Il s’agit d’abord de protéger en renforçant la résilience des collectivités face aux vulnérabilités socio-économiques et sécuritaires latentes.
Il convient ensuite de rassembler à travers une gouvernance participative et inclusive qui associe l’État, les élus, la société civile et le secteur privé. Enfin, le projet s’attellera à transformer les territoires en orientant résolument les efforts vers la valorisation du potentiel local et l’amélioration mesurable du quotidien des populations.

La cérémonie d’ouverture a laissé place à la phase technique. Les acteurs des institutions partenaires, de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), des conseils régionaux et des préfectures de la Kara et des Savanes participent à un atelier de planification opérationnelle.
Durant trois jours, ils définiront et prioriseront les actions concrètes à mener afin de garantir une gestion transparente, inclusive et performante des ressources locales au bénéfice des populations de l’intérieur du pays. FIN
Savoir News/Kara