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Mieux cerner les filières café-cacao : A Kpalimé, des journalistes entre théorie et immersion dans des plantations

À Tové (environ 120 km au nord de Lomé), dans la préfecture du Kloto, au cœur d’une grande plantation de 6,5 hectares de cacaoyers, un groupe de journalistes togolais suit avec attention les explications d’un spécialiste.

Tout le processus a été passé en revue, depuis la production des plants en pépinière jusqu’à la récolte des cabosses. Le même exercice a été effectué dans une plantation de caféiers à Agomé Yoh.

Cette descente de terrain intervient après deux grandes communications en salle, marquant ainsi le passage de la théorie à la pratique.

« C’est la première fois que je découvre des cacaoyers et des caféiers. Cette visite de terrain est une belle découverte pour moi », confie Ezéchiel Badame, journaliste venu de la région des Savanes (extrême-nord du Togo).

Une quarantaine de journalistes (télévisions, radios, presse écrite et presse en ligne) venus des différentes régions du pays ont entamé ce jeudi à Kpalimé une formation de deux jours visant à mieux connaître les filières café et cacao : comment ces cultures sont produites, qui en sont les producteurs, quelles sont leurs conditions de vie, quelles sont les zones de production, quelle la position du Togo sur le plan international ? etc…

Axée sur le thème « Rôle des médias dans le développement des filières café et cacao au Togo », la rencontre est organisée par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), en collaboration avec l’agence Agri Média.

« Cette formation vise notamment à améliorer la qualité des connaissances de ces journalistes sur les filières café et cacao », a souligné Essonana Gilles Podjoley, responsable d’Agri-Média et directeur de publication du mensuel d’information agricole et rurale ‘Le Journal Agricole’.

« Les journalistes jouent un rôle crucial dans le développement économique et social du pays et il est important de les associer, afin qu’ils puissent relayer les informations liées aux différents maillons des filières café-cacao », a-t-il précisé.

Au Togo, le café et le cacao représentent environ 3% du PIB agricole. Le café togolais est cultivé principalement dans les régions des Plateaux et de la Kara et le cacao, dans les régions des Plateaux et du Centre.

De grandes thématiques

Plusieurs communications sont au programme de cette rencontre, portant notamment sur les généralités des cultures du café et du cacao, l’importance de la production togolaise, ainsi que l’aperçu historique des deux filières au Togo.

Les échanges aborderont également le fonctionnement du CCFCC, notamment sa mission, ses ressources et les nuances entre monopole d’État et libéralisation du secteur. Les participants seront en outre édifiés sur les principaux acteurs des deux filières, la participation du Togo aux organisations internationales du café et du cacao, ainsi que les plans de développement en cours.

Les journalistes en formation

Enfin, une communication est consacrée au « rôle des médias dans le développement des filières café et cacao au Togo ».

« Cet atelier de formation vise notamment à mieux outiller ces professionnels des médias, afin qu’ils puissent rendre plus visibles, les activités liées aux filières café-cacao et aider les différents acteurs à performer chaque jour », a précisé Ayi Koffi Adden, secrétaire administratif du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), affirmant avec fierté que les deux filières « se portent très bien ».

Après une stabilité en 2023, où elle est restée identique à celle de 2022 (25.132 tonnes), la production de café a progressé à 27.336 tonnes en 2024, puis à 29.984 tonnes en 2025.

La production de cacao est passée de 17.532 tonnes en 2022 à 19.476 tonnes en 2023, avant de s’établir à 21.635 tonnes en 2024, puis à 21.863 tonnes en 2025.

« Les rendements s’améliorent au jour le jour. Il y a dix ans, nous étions entre 250 et 350 kg à l’hectare ; aujourd’hui, nous tournons entre 550 et 650 kg à l’hectare. Notre objectif, c’est d’atteindre au minimum 1 tonne à l’hectare pour les deux cultures », a indiqué Ayi Koffi Adden. FIN

De Kpalimé, Junior AUREL

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