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Mieux faire connaître son mandat et ses interventions: l’UNFPA-Togo renforce son partenariat avec les médias

« Connecter, Partager, Impacter » : tel était le fil conducteur d’un café presse organisé jeudi 11 juin à Lomé par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo, dans le but de consolider sa collaboration avec les médias togolais et de mieux faire connaître son mandat et ses interventions.

À travers cette initiative, l’agence onusienne entend bâtir un partenariat plus étroit avec les médias togolais afin de mieux porter auprès des communautés les messages relatifs à la santé sexuelle et reproductive, à l’égalité de genre, à la jeunesse et aux questions démographiques.

Les échanges ont également permis de revenir sur les principales interventions de l’agence en matière de santé reproductive, de planification familiale et de promotion de l’égalité des genres.

Dans son intervention, Mme Elise Kakam, Représentante résidente de l’UNFPA au Togo, a mis l’accent sur le rôle essentiel des médias dans la réussite des programmes de développement.

« A l’UNFPA, nous avons compris que les meilleures politiques et les meilleurs programmes ne produisent leur plein effet que lorsqu’ils sont compris et portés par les communautés elles-mêmes. Et pour atteindre ces communautés, les médias constituent un partenaire incontournable », a-t-elle souligné.

Selon Mme Kakam, la rencontre intervient dans un contexte marqué par le démarrage du nouveau Plan stratégique 2026-2029 de l’institution, l’élaboration d’un nouveau Cadre de coopération pour le développement durable ainsi que la préparation du neuvième programme de coopération entre l’UNFPA et le gouvernement togolais. D’où la nécessité de renforcer les liens avec les médias, car les journalistes constituent des relais essentiels dans la sensibilisation et l’accompagnement des communautés.

« Briser la glace entre notre Institution et vos rédactions »

« Ce café presse est donc, pour nous, l’occasion de connecter (c’est-à- dire briser la glace entre notre Institution et vos rédactions), partager (vous facilitez l’accès aux données, aux éléments de langage et à toute information partagée entre UNFPA et le gouvernement du Togo…) et impacter (créer ensemble ce pool de médias spécialisés, capables de transformer des chiffres et des enjeux techniques en informations pertinentes qui changent des vies de nos populations) « , a-t-elle précisé.

Depuis Dakar, où il intervenait par visioconférence, Siaka Traoré, conseiller régional en communication de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a salué l’initiative et rappelé le rôle déterminant des médias dans la mise en œuvre du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), tenue au Caire en 1994.

« La presse constitue non seulement un pilier de la démocratie, mais également une force essentielle au service du développement », a-t-il affirmé.

Malgré les efforts des médias togolais dans la sensibilisation sur le VIH/Sida et la santé reproductive, plusieurs enjeux restent peu couverts, notamment la santé maternelle, la planification familiale et les questions de genre, a estimé Siaka Traoré.

La rencontre a également permis aux journalistes de cerner les principales orientations du 8ème Programme Pays (2024-2027) de l’UNFPA-Togo. Ce programme vise à améliorer l’accès des femmes, des adolescents et des jeunes, en particulier les plus vulnérables, à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, tout en renforçant leur protection contre les violences basées sur le genre.

Les efforts déployés dans le cadre du 8ème Programme Pays commencent à porter leurs fruits. Entre 2024 et 2025, près de 19.780 jeunes et adolescents ont bénéficié de formations sur l’éducation à la vie sexuelle et sociale, tandis que 523 jeunes ont renforcé leurs compétences en vue d’améliorer leur employabilité.

Par ailleurs, les actions menées par l’UNFPA au cours des deux dernières années ont produit des résultats encourageants. Près de 19.780 jeunes et adolescents ont été formés à l’éducation à la vie sexuelle et sociale entre 2024 et 2025, tandis que 523 jeunes ont bénéficié d’un renforcement de leurs compétences pour améliorer leur employabilité.

Sur le volet de la lutte contre les violences basées sur le genre, 2 326 victimes ont reçu une assistance en 2025, soit un chiffre supérieur à l’objectif de 1.600 bénéficiaires initialement fixé. Plus de 21 163 femmes ont été orientées vers des structures sanitaires pour une meilleure prise en charge. FIN

Bernadette AYIBE

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