
L’Ă©pidĂ©mie de maladie Ebola en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), dĂ©clarĂ©e le 15 mai et toujours pas maĂ®trisĂ©e plus d’un mois après, a fait 304 morts, selon un dernier bilan des autoritĂ©s sanitaires congolaises.
Au total, 304 personnes sont dĂ©cĂ©dĂ©es et 1.115 ont Ă©tĂ© contaminĂ©es, selon les chiffres de l’Institut national de santĂ© publique (INSP) publiĂ©s jeudi. Le taux de mortalitĂ© est de 26,3%.
La RDC fait face Ă la 17e Ă©pidĂ©mie d’Ebola de son histoire. Le foyer de la crise sanitaire, dont l’ampleur est encore difficile Ă dĂ©terminer, se situe en Ituri (nord-est), Ă la frontière avec le Soudan du Sud et l’Ouganda, qui a recensĂ© vingt cas dont deux dĂ©cès sur son territoire.
Un cas de transmission a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© en France mercredi. Il s’agit d’un mĂ©decin de nationalitĂ© congolaise, travailleur humanitaire pour le compte de l’ONG Alima. Il est actuellement pris en charge dans un hĂ´pital parisien.
Les autoritĂ©s françaises et l’OMS ont rassurĂ© sur le risque de propagation du virus en Europe et affirmĂ© qu' »il n’y a pas besoin de paniquer », ni d’instaurer des mesures de restrictions de voyage.
En Ituri, les moyens et les efforts pour endiguer l’Ă©pidĂ©mie ont Ă©tĂ© renforcĂ©s.
Mais les structures de santĂ©, qui fonctionnent souvent avec peu de moyens dans ce pays qui est parmi les plus pauvres de la planète, manquent encore d’Ă©quipements et de matĂ©riel de base, comme des protections et du chlore. Quelque 78 soignants ont Ă©tĂ© contaminĂ©s par le virus et 18 sont morts, selon l’INSP.
Soignants et humanitaires sont par ailleurs confrontés à une forte défiance des communautés locales. La réticence à permettre des prélèvements post-mortem engendre une sous-estimation du nombre de cas.
Des incidents dans des hôpitaux ont été signalés au cours des dernières semaines, notamment causés par des habitants en colère venus réclamer les dépouilles de proches décédés de la maladie.
Humanitaires et Ă©pidĂ©miologistes estiment que le pic de l’Ă©pidĂ©mie n’a pas encore Ă©tĂ© atteint et craignent que la crise sanitaire dure entre six mois et un an.
Source : Afp