
Le Centre de Santé Mentale Yendoube de Dapaong (plus de 660 km au nord de Lomé) a célébré en différée, le samedi 17 octobre 2026, la journée mondiale de la santé mentale à travers plusieurs activités.
Axée sous le thème « Les expériences vécus entendues : de vraies voix, de vrais changement », cette manifestation a été une invite à l’écoute de celles et ceux qui ont traversé l’épreuve de la souffrance psychique, à reconnaître leur parcours de rétablissement et à leur donner toute leur place dans la construction de réponses adaptées, humaines et inclusives.
Pour cette année comme depuis plusieurs d’ailleurs, le centre de santé mentale Yendoube, avec l’appui de la Fondation Benito Menni et de nombreux partenaires a inscrit des activités dans le programme de cette journée. Ainsi, des émissions radiophoniques, de la caravane de sensibilisation et une conférence-débat sur le thème ont marqué l’évènement à Dapaong.
Ceci dans le but d’œuvrer sans relâche pour restaurer la dignité des personnes vivant avec des troubles mentaux, de rapprocher les soins des communautés, combattre les préjugés et favoriser la réinsertion familiale et sociale.
A l’occasion, les participants ont écouté des témoignages de personnes ayant une expérience vécue, participé à des échanges scientifiques et ont découvert les services du centre à travers une visite guidée de la Sœur Espérance Sona, directrice du Centre avec un fort engagement contre la stigmatisation.
Toutes ces activités poursuivent de nombreux objectifs, notamment la sensibilisation de la population sur l’importance de la santé mentale, la promotion des services disponibles au Centre de Santé Mentale Yendoubé.
Il s’agit aussi d’encourager le dépistage précoce ainsi que le recours aux professionnels de santé, de renforcer la collaboration entre tous les acteurs engagés dans le bien-être des communautés.
Selon la Sœur Espérance Sona, toutes ces activités visent à construire une société plus solidaire, plus informée et plus bienveillante.
« Notre expérience sur le terrain nous rappelle chaque jour que la guérison est possible. Nous avons vu des personnes autrefois rejetées retrouver leur autonomie, reprendre une activité génératrice de revenus, renouer avec leur famille et retrouver leur place dans la société. Ces parcours constituent les témoignages les plus éloquents de l’importance d’investir dans la santé mentale », a-t-elle déclaré.
Elle a rendu hommage aux partenaires techniques et financiers, aux autorités locales, aux professionnels de santé, aux agents communautaires, aux familles et à toutes les personnes de bonne volonté qui ne cessent d’accompagner le centre dans sa mission.
Pour Nambiema Daouda Watara, vice-président du Conseil régional des Savanes et représentant du Gouverneur de la région, il faut saluer les efforts fournis quotidiennement par le Centre de Santé Yendoube et ses partenaires en faveur de nombreux patients de la région.
Il a aussi réitéré le soutien des autorités de la région dans la sensibilisation, la prévention et la prise en charge des personnes vivant avec des troubles mentaux.
Il faut noter que dans la région des Savanes de nombreuses personnes souffrant de troubles mentaux continuent malheureusement de faire face à la stigmatisation, à l’exclusion sociale et à de multiples obstacles dans leur parcours vers les soins.
Au Centre de Santé mentale Yendoube, plus de 500 patients sont reçus par mois au service de consultation. A part les affections somatiques, les maladies corporelles, le centre reçoit les patients avec les troubles bipolaires, les troubles de l’humeur et les épilepsies. FIN
Julien SAMA, Savoir News Dapaong