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Délivrance de visas américains : Lomé parmi les 20 « hubs » africains maintenus par Washington

Lomé figure parmi les 20 « hubs » africains que l’administration américaine prévoit de maintenir pour la délivrance des visas, dans le cadre d’une réorganisation de son réseau consulaire sur le continent, selon des informations de l’agence Associated Press (AP).

Cette réforme s’inscrit dans un projet de réduction du nombre de sites habilités à traiter les demandes de visas en Afrique, qui passerait d’environ 50 à 20.

L’agence AP indique s’être appuyée sur les témoignages de trois responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat, ainsi que sur un mémo interne.

Aucune date précise n’a encore été arrêtée pour l’entrée en vigueur de cette réforme, mais sa mise en œuvre est attendue dans le courant du mois de juin.

Selon ces sources, et en vertu d’une directive approuvée la semaine du 25 mai par le secrétaire d’État Marco Rubio, le département d’État américain prévoit de réduire ses activités consulaires en Afrique, à l’exception d’une vingtaine de « hubs » régionaux.

Ces 20 « hubs » consulaire américains en Afrique seraient répartis dans plusieurs capitales et grandes villes du continent. Il s’agit notamment de Kinshasa (RD Congo), Dakar (Sénégal), Abidjan (Côte d’Ivoire), Yaoundé (Cameroun), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap et Johannesburg (Afrique du Sud), Dar es Salam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port Louis (Maurice) et Praia (Cap-Vert).

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la volonté de l’administration de Donald Trump de réduire le nombre de visas accordés pour l’entrée aux États-Unis, dans le cadre d’une politique plus large de limitation de l’immigration.

Washington cible notamment les personnes entrant sur le territoire américain avec des visas temporaires mais qui prolongeraient leur séjour au-delà de la durée autorisée.

Caution de visa

Sur ce point, le président américain a déjà instauré un dispositif de caution de visa visant plusieurs pays africains. Les ressortissants concernés doivent s’acquitter d’une caution comprise entre 5.000 et 15.000 dollars lors de leur demande de visa pour les États-Unis. Cette somme est restituée à leur retour dans leur pays d’origine.

Cette mesure a toutefois été partiellement assouplie pour certains supporters africains à l’approche de la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

Cette nouvelle organisation pourrait toutefois entraîner des contraintes supplémentaires pour certains demandeurs de visa. Les ressortissants des pays ne disposant pas de « hub » consulaire devraient en effet se rendre dans un autre État pour déposer leur demande, ce qui impliquerait des frais de déplacement additionnels, en plus du coût déjà associé à la procédure.

Selon plusieurs observateurs, ce dispositif pourrait ainsi contribuer à rendre les démarches plus complexes et plus coûteuses pour une partie des demandeurs, dans un contexte de durcissement global des conditions d’accès aux visas américains.

Dans ce contexte, l’obtention d’un visa pour les États-Unis apparaît de plus en plus complexe pour de nombreux ressortissants africains. Outre le dispositif de caution, certains pays du continent ont déjà fait l’objet de restrictions ou de suspensions partielles de voyage.

Par ailleurs, des mesures sanitaires liées à la résurgence de certaines maladies, dont le virus Ebola, ont également conduit à de nouvelles limitations dans la délivrance de visas et l’accès au territoire américain pour des voyageurs en provenance de zones concernées. FIN

Savoir News

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