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Mme GOZZO-POATY Dédé Odette (célèbre vendeuse d’Ayimolou) : « Il ne faut jamais abandonner quand c’est difficile »

Dans les rues et marchés du Togo, l’Ayimolou s’impose comme l’un des plats les plus appréciés, symbole de partage et de savoir-faire culinaire. Mélange de riz et de haricots cuits ensemble, il est généralement accompagné d’une sauce bien épicée et relevé au piment noir togolais (Ebesse fionfion), le tout garni de viande de bœuf, de poisson ou encore de wagashi, un fromage à base de lait de vache.

À l’approche de la deuxième édition du Festival Ayimolou, prévue du 3 au 8 avril 2026 à Lomé, Mme GOZZO-POATY Dédé Odette, vendeuse reconnue et passionnée, se confie à l’Agence Savoir News sur son parcours, les ressorts de sa réussite, les défis du métier et les perspectives pour mieux valoriser ce mets emblématique de la gastronomie togolaise.

Savoir News : Bonjour Madame, présentez-vous brièvement à nos lecteurs.

Mme GOZZO-POATY Dédé Odette : À l’état civil, je réponds au nom de GOZZO-POATY Dédé Odette. Je suis entrepreneure dans le secteur de la restauration depuis 2013. Je suis épouse et mère de trois magnifiques enfants.

Vous êtes aujourd’hui l’une des vendeuses d’Ayimolou les plus connues de Lomé. Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui a contribué à votre succès ?

Après mes études secondaires, j’ai exercé le métier de coiffeuse pendant deux ans afin de réunir un capital. Avec cet argent, j’ai ouvert un mini-bar, qui est ensuite devenu un restaurant-bar avant de se spécialiser dans la vente d’Ayimolou en 2013. Mon succès n’est pas le fruit du hasard. Deux éléments ont particulièrement contribué à son éclat : l’amour que je porte à la restauration et la satisfaction de mes clients, qui n’hésitent pas à me recommander auprès de leur entourage.

Votre participation à la deuxième édition du Festival Ayimolou est très attendue. Que représente cet événement pour vous, personnellement et professionnellement ?

Personnellement, cet événement est une aubaine pour faire découvrir mon savoir-faire à de nombreuses personnes qui ne le connaissent pas encore et pour rencontrer mes pairs du même domaine.

Comment peut-on valoriser encore plus l’Ayimolou pour en faire un véritable ambassadeur de la gastronomie togolaise à l’international ?

L’Ayimolou est un repas fondamentalement togolais, transmis par nos parents à travers les générations. Il faut davantage d’initiatives nationales et internationales, comme le festival Ayimolou, pour valoriser ce plat qui occupe une place de choix dans la gastronomie togolaise.

Quels défis avez-vous rencontrés en tant que femme dans votre activité ? Et quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat comme vous ?

Les défis sont nombreux. Ce n’est pas facile de gérer une entreprise et un foyer en même temps. Il y a les contraintes du travail, comme laisser la famille tôt le matin et le manque de main-d’œuvre pour nous aider dans la gestion des tâches. Mon conseil aux jeunes femmes : croyez en votre rêve et travaillez pour le réaliser. Il ne faut jamais abandonner quand c’est difficile. FIN

Propos recueillis par Junior AUREL

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