Des experts du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) sont réunis depuis mercredi 25 mars 2026 à Lomé, pour une concertation technique régionale consacrée à l’insécurité alimentaire au Sahel, en Afrique de l’Ouest et au Cameroun.
Aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers, ils planchent sur des solutions pour faire face aux défis persistants dans la sous-région.
Cette rencontre vise à évaluer la situation actuelle et à proposer des stratégies adaptées pour renforcer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’autosuffisance des populations.
Dans ce cadre, le dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires (PREGEC) mobilise des experts régionaux et nationaux, notamment de la CEDEAO et de l’UEMOA.
Pendant trois jours, les participants vont approfondir leurs analyses afin de mieux coordonner les actions entre États membres et anticiper efficacement les périodes de soudure.
Malgré quelques signes d’amélioration, la situation reste préoccupante.
« Environ 50 millions de personnes auront besoin d’une assistance alimentaire d’ici la prochaine période de soudure », a indiqué Dr Sy Martial Traoré (coordonnateur du programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du CILSS).
Les crises sécuritaires, les déplacements de populations et l’inflation, notamment dans des pays comme le Ghana, la Sierra Leone et le Libéria, continuent d’impacter fortement les conditions de vie, a-t-il précisé.
Selon lui, la hausse des prix observée ces deux dernières années a fragilisé les moyens d’existence des ménages.
« Une mise à jour des données est d’ailleurs attendue, après une première évaluation réalisée en novembre sur la base de résultats provisoires de la campagne agricole », a ajouté Dr Traoré.
De son côté, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire appelle à une collaboration renforcée entre États et partenaires pour apporter des réponses durables à cette crise.
À l’issue des travaux, des recommandations concrètes sont attendues pour améliorer la résilience des populations face aux chocs alimentaires et nutritionnels dans la sous-région. FIN
Bernadette AYIBE (Source: www.agroclimatique.tg)
