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Santé maternelle et néonatale : A Lomé, des experts révisent les protocoles cliniques en Afrique

Des experts en soins obstétricaux, et néonataux d’urgence prennent part depuis le lundi 23 mars 2026 à Lomé, à la mise à jour du guide du prestataire sur les soins obstétriques néonataux d’urgence (SONU).

Ces travaux qui prendront fin le 27 mars 2026, sont initiés par la Société africaine de gynécologie obstétrique, avec le soutien du bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, et le bureau pays.

Ils prennent également part, des représentants des ministères de la Santé, des agences onusiennes et des représentants d’associations professionnelles.

Les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU), définis par l’OMS et ses partenaires, sont des interventions médicales cruciales pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Ils couvrent les complications majeures comme les infections, hémorragies et crises d’éclampsie.

Harmoniser les protocoles de pratique

Au total 18 pays d’Afrique (dont le Togo) sont représentés à cette rencontre internationale. Elle sera marquée par des échanges, des partages d’expériences visant à intégrer document, les nouvelles directives de l’organisation mondiale de la santé (OMS), publiées après 2018, afin d’harmoniser les protocoles de pratique.

Selon Khaled Neji (Président/SAGO), l’attente, c’est que dans l’espace SAGO, on cible cette harmonisation, qu’une femme qui accouche à Dakar, à Brazza, à Bamako ou à Tunis ait les mêmes prestations en matière de santé.

« Essentiellement au niveau de l’hémorragie du postpartum, il y a des conduites médicales, il y a de nouvelles molécules, il y a des gestes qui sont validés maintenant et qu’on voudrait démocratiser et diffuser à tous les pays membres de l’espace SAGO, tout comme certains gestes d’urgence vitaux pour le nouveau-né », a expliqué Khaled Neji (Président/SAGO).

Notons que le document mis à jour et diffusé, permettra de renforcer la mise en œuvre des soins obstétricaux néonataux dans les pays membres, afin d’assurer une meilleure qualité de soins au couple mère-enfant.

« D’abord, il faut que cet outil soit connu dans les pays, de tous ceux qui doivent l’utiliser. Ensuite, il faut que les protocoles soient conformes au niveau des pays. Il faut également une mise à jour sur l’enseignement de ce protocole dans les écoles de sages-femmes, d’infirmiers et les écoles de médecine. En fin, ce protocole doit être appliqué dans nos hôpitaux, depuis le CHU jusqu’au centre de santé », a souligné Blami Dao (Président des gynécologues obstétriciens /SAGO).

Rappelons que l’approche SONU nécessite un réseau de maternités fonctionnel, des données de routine pour le suivi, et un accès aux soins de qualité. Les SONU (selon l’OMS et l’UNFPA) sont au cœur du renforcement des systèmes de santé pour la santé reproductive, en particulier dans les contextes à faibles ressources. FIN

Ambroisine MEMEDE

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