« Le préjudice est déjà perceptible, quelle que soit l’issue de la procédure engagée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en Suisse » par le Sénégal, suite à la décision de la Confédération africaine de football (CAF), a affirmé ce vendredi 20 mars 2026, Gilbert Bawara, ministre chargé des relations avec le parlement et les Institutions.
Dans une décision surprise rendue mardi soir, la CAF a retiré le titre de champion d’Afrique au Sénégal, en s’appuyant sur des règlements liés à l’abandon du terrain pendant le match, après que des joueurs ont quitté la pelouse quelques minutes avant la fin du temps réglementaire lors de la finale disputée il y a deux mois au Maroc.
La fédération sénégalaise a rapidement confirmé son intention de faire appel devant le TAS, dénonçant une « décision injuste, sans précédent et inacceptable ».
Les supporters sénégalais ont exprimé leur colère qualifiant la décision de la CAF de « honte pour l’Afrique ».
Dans une réaction publiée sur son compte X, M.Bawara a évoqué des « moments sombres pour le football africain », dénonçant une décision qui suscite « incompréhension, indignation et un profond malaise ».
« Le football, puissant vecteur de cohésion sociale et de ferveur populaire à travers le continent africain, traverse aujourd’hui une période troublée. La récente décision du Jury d’appel de la CAF suscite incompréhension, indignation et un profond malaise », souligne le ministre.
‘Une source d’humiliation pour l’Afrique’
Par son « caractère et ses implications », poursuit-t-il, cette décision « apparaît comme une source d’humiliation pour l’Afrique ».
« Certains invoqueront le strict respect des textes et règlements. Pourtant, une règle ne saurait être dissociée de sa finalité : organiser la vie collective, préserver l’équilibre social et garantir l’intérêt général », rappelle le ministre.
« Dès lors, des décisions qui engendrent un trouble profond au sein de la société ne peuvent se justifier uniquement par leur conformité formelle au droit ».
Selon le ministre, « le préjudice est déjà perceptible, quelle que soit l’issue de la procédure engagée devant le TAS ».
Il a enfin exprimé l’espoir d’une issue « apaisée et équitable » devant le Tribunal arbitral du sport, tout en souhaitant que cette situation « serve de leçon ».
Il a appelé à une « prise de conscience et, le cas échéant, à une remise en question des responsabilités », dans un contexte où les décisions récentes interrogent la gouvernance des instances du football africain. FIN
Edem Etonam EKUE





