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A Kpalimé : L’ANCy renforce les capacités des professionnels des médias en cybersécurité

Une trentaine de professionnels des médias ont démarré, ce mardi 19 mai à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé), un atelier de renforcement de leurs capacités en cybersécurité.

C’est une initiative de L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) en collaboration avec l’Observatoire togolais des médias (OTM). Elle s’inscrit dans le cadre des missions de promotion de la culture de cybersécurité et de renforcement des capacités nationales de l’ANCy.

L’atelier vise à accompagner les professionnels des médias dans la sécurisation de leurs systèmes d’information, de leurs communications numériques ainsi que dans la protection de leurs données face à la recrudescence des cybermenaces, notamment l’hameçonnage (phishing), les compromissions des comptes, les attaques par rançongiciel et les intrusions dans les plateformes numériques.

Pendant trois jours, les journalistes seront outillés sur les fondations et cadre conceptuel (l’écosystème cybersécurité, le paysage des menaces, médias et secteurs stratégiques, gestions des mots de passe et authentification, hygiène numérique au quotidien) ; communications, arnaques et mobilité (sécurité messagerie et réseaux sociaux, fake news et deepfakes-sources et médias, évitez les arnaques au mobile money, sécurité du smartphone) ; données, web et sécurité pour dirigeants (confidentialité des données et outils IA, sauvegarde et transfert sécurité des données, gestion sécurisée des sites web, cybersécurité pour dirigeants et décideurs).

Vue partielle des participants

Le directeur de la réglementation et du contrôle de conformité à l’ANCy, Nangbam M. Didemana a rappelé aux participants que les cyberattaques se multiplient, se diversifient et gagnent en sophistication donnant comme exemple, les hameçonnages, l’usurpation d’identité, les rançongiciels, la désinformation, la fuie des données.

C’est autant de risques qui menacent directement l’intégrité des professionnels des médias et la crédibilité de leur travail, a-t-il précisé.

Il a souligné que le Togo n’est pas épargné. « Et c’est précisément parce que nous en sommes conscients que l’ANCy a souhaité organiser cette session de formation avec vous en vue de renforcer ensemble nos capacités en la matière. On pourrait justement se demander pourquoi l’ANCy s’adresse-t-elle en priorité aux hommes et aux femmes des médias », s’est-il demandé ?

A cette question, il répond qu’elle tient en deux points : Vous êtes à la fois des cibles et des vecteurs. Vous êtes des cibles parce que vous traitez des informations sensibles. Vous communiquez avec des sources qui souhaitent préserver leur anonymat. Vous opérez sur des outils numériques souvent insuffisamment sécurisés. Vous êtes également des vecteurs parce que vous avez la capacité et la responsabilité d’informer, d’éduquer et d’orienter l’opinion publique.

Il a souhaité qu’à la fin, les journalistes soient capables d’identifier les tentatives de piratage et les pièges numériques courants qu’ils rencontrent au quotidien. Il les invite à être capables de sécuriser leurs outils de travail, leurs communications et leurs données et être capables d’adopter durablement de bonnes pratiques d’hygiène numérique au quotidien.

Le président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), Fabrice Pétchézi a pour sa part exhorté les journalistes à l’assiduité pour profiter des informations qui leur seront données afin de les amener à face aux différents défis qu’imposent aujourd’hui le numérique.

Rappelons que l’ANCy est l’autorité nationale en matière de sécurité des systèmes d’information au Togo. Elle concourt de manière significative à la définition et à la mise en œuvre de la politique et des orientations stratégiques en matière de cybersécurité.

Elle apporte son concours aux services de la République Togolaise en matière de défense et de sécurité.

Elle est chargée de la sensibilisation des usagers des équipements, des services et installations informatiques, de la prévention des intrusions, de la sécurisation et de la défense de l’ensemble des systèmes d’information. FIN

De Kpalimé, Alex Adouh

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