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Guerre au Moyen-Orient : Les deux axes de la position française

Depuis les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026, la situation au Moyen-Orient s’est transformée en conflit régional de haute intensité, marqué par des frappes militaires, des attaques de représailles et une forte instabilité énergétique et sécuritaire.

La France réaffirme sa priorité à la désescalade au Moyen-Orient, tout en soulignant sa détermination à honorer ses engagements envers ses partenaires dans un contexte de tensions croissantes dans la région.

Paris insiste sur la nécessité d’éviter une extension du conflit, tout en maintenant son soutien et sa coopération avec ses alliés, conformément à ses responsabilités diplomatiques et sécuritaires.

Les États-Unis et Israël ont lancé cette opération militaire coordonnée contre l’Iran, visant des installations militaires, nucléaires et des centres de commandement. L’opération, appelée « Lion’s Roar », a touché plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran.

Cette offensive a été présentée par Israël et Washington comme une action préventive contre les capacités nucléaires et balistiques iraniennes.

Samedi, l’armée iranienne a promis de « réduire en cendres » les installations pétrolières et énergétiques liées aux États-Unis au Moyen-Orient, en réponse à Donald Trump qui a menacé de s’en prendre aux infrastructures pétrolières de Téhéran sur l’île de Kharg.

« Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les États-Unis ou qui coopèrent avec les États-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres », a annoncé le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, cité par les médias iraniens.

Désescalade et solidarité avec les partenaires

La France déplore l’absence de traitement multilatéral préalable, notamment au Conseil de sécurité, et n’a pas été associée aux frappes américaines et israéliennes. Elle continue de privilégier un cadre conforme au droit international, avec pour objectif la désescalade rapide et la réouverture d’un canal diplomatique crédible impliquant les européens.

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a rappelé que la priorité est « d’aller au plus vite à la désescalade » face à un conflit qui s’élargit et a tendance à « s’aggraver ».

Au Liban, où la France avait joué un rôle dans l’obtention d’un cessez-le-feu, a appelé toutes les parties à respecter l’accord existant et condamné les actions susceptibles de replonger le pays dans une guerre qu’il n’a pas choisie.

Par ailleurs, la France agit concrètement pour honorer ses engagements et soutenir ses partenaires, notamment au Golfe, dans un cadre légal et proportionné. Elle mobilise ses moyens militaires déjà présents dans la région, y compris les Rafales basés aux Émirats et le porte-avions Charles de Gaulle, pour sécuriser l’espace aérien et protéger ses alliés.

Paris intervient également pour sécuriser les routes maritimes stratégiques, comme le détroit d’Ormuz, la mer Rouge et le canal de Suez, afin de garantir la stabilité économique et le commerce mondial.

Jeudi dernier, la France a enregistré son premier décès au sein de l’armée dans le cadre de cette guerre au Moyen-Orient :  l’adjudant-chef Arnaud Frion (42 ans) du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces.

Ce commando de montagne a péri dans une attaque de drone dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien. Six autres militaires français ont été également blessés.

Ce dimanche 15 mars 2026, le pape Léon XIV a renouvelé son appel à la paix au Moyen-Orient, demandant la fin de la guerre et la reprise du dialogue.

« Chers frères et sœurs, depuis deux semaines, les peuples du Moyen-Orient subissent les violences atroces de la guerre », a déclaré le souverain pontife américain lors de sa prière hebdomadaire de l’Angélus au Vatican.

« Je réitère ma solidarité avec tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans les attaques qui ont frappé des écoles, des hôpitaux et des zones résidentielles », a-t-il lancé.

Guterres : « Arrêtez les tirs ! Cette guerre doit cesser », a de son côté, martelé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres lors d’une conférence tenue au deuxième jour de sa visite au Liban. FIN

Edem Etonam EKUE

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