
La préfecture de Sotouboua, dans le centre du Togo, a célébré samedi la 7e édition de sa fête traditionnelle « Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi », placée sous le thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua », en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’élus, de chefs traditionnels et de représentants des différentes communautés.
La cérémonie a été présidée par le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, représentant le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Le ministre de l’Économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, ainsi que des députés, sénateurs et autorités administratives et locales ont également pris part à la célébration.
Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi réunit trois communautés de Sotouboua : les Kabyè, à travers Kiyèna, les Tem/Kotokoli, représentés par Foudoulém, et les Naouda, à travers Rodjoubi. Selon Sa Majesté Yao Béléi, chef canton de Sotouboua, cette fête est née de la volonté de créer un cadre de rassemblement autour d’une tradition commune.

L’igname, produit emblématique du terroir, occupe une place centrale dans la célébration. Elle constitue à la fois un élément du patrimoine culinaire local et un symbole du travail agricole et du partage. La fête permet également la transmission des pratiques ancestrales et des valeurs culturelles aux jeunes générations.
Cohésion sociale et développement local
Le colonel Hodabalo Awaté a appelé les populations de Sotouboua à renforcer la confiance, le respect mutuel et la solidarité entre les communautés. Il a présenté la cohésion sociale comme une condition du développement du territoire et invité les habitants à faire de leur diversité culturelle un facteur de vivre-ensemble.
La fête comporte aussi un volet économique, avec une foire consacrée notamment à l’igname et aux produits du terroir. L’événement met en avant les producteurs, les femmes transformatrices, les artisans et d’autres acteurs de l’économie locale.
Le ministre a évoqué les mesures gouvernementales destinées à soutenir la production et la transformation agricoles, notamment les Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP), la mise à disposition d’équipements agricoles, ainsi que l’accès aux semences certifiées et aux engrais subventionnés.
Les infrastructures de stockage réalisées dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire doivent contribuer à réduire les pertes post-récolte et à améliorer la conservation et la valorisation des productions.
Le représentant du président du Conseil a résumé son message autour de trois orientations : « Protéger, Rassembler, Transformer ».
Il a appelé à préserver la paix, la sécurité, l’environnement et le patrimoine culturel, à renforcer les liens entre les communautés et à valoriser les ressources locales, la jeunesse et la culture au service du développement.
Il a également salué le rôle des chefs traditionnels dans la préservation de la paix et le règlement des questions locales, notamment celles liées à la transhumance et à la coexistence entre agriculteurs et éleveurs. Il a appelé à poursuivre la protection des espaces forestiers, en lien avec l’objectif national de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030.

La cérémonie a été ponctuée d’une dégustation de mets à base d’igname, d’un défilé, de prestations de groupes folkloriques et d’une visite de la foire aux ignames.
La 7e édition de Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi aura ainsi mis en avant le patrimoine des trois communautés et leur volonté de préserver un espace commun de dialogue, tout en valorisant les activités agricoles et économiques de la préfecture. FIN
Savoir News