
Le Cadre permanent de concertation (CPC) a entamé, mardi à Lomé, sa deuxième session ordinaire de l’année 2026, boycottée par les « poids lourds » de l’opposition togolaise.
Ces formations politiques, dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et les Forces démocratiques pour la République (FDR), justifient leur absence par leur rejet du cadre de concertation, qu’elles accusent de servir à « entériner des décisions déjà prises », plutôt qu’à favoriser un véritable dialogue politique.
Au cours des discussions qui vont durer quatre jours, les participants examineront, amenderont et formuleront des recommandations et propositions sur les travaux des trois commissions thématiques mises en place.
Ces commissions ont notamment travaillé sur le type de Commission électorale nationale indépendante (CENI) à instaurer, l’évaluation des prérogatives et du fonctionnement du CPC, ainsi que sur la participation des acteurs indépendants aux élections dans le cadre du régime parlementaire.
« Nous ouvrons nos travaux dans un contexte où la vie publique suscite naturellement de nombreux débats, où les sensibilités politiques peuvent être particulièrement vives. Mais c’est précisément dans ces circonstances que le cadre permanent de concertation doit pleinement jouer son rôle », a déclaré Tchassona Traoré, le président du CPC à l’ouverture des travaux.
Il a appelé les participants à faire preuve de « discipline » et de responsabilité collective, soulignant que le cadre doit demeurer « un espace de sérénité, d’écoute mutuelle, de responsabilité et de recherche de solutions ».
Le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Hodabalo Awaté, a salué pour sa part le rôle central du CPC dans « l’ancrage démocratique » du pays.
Il a plaidé pour le maintien d’une synergie durable entre les acteurs politiques, qu’il juge indispensable à l’émergence de solutions consensuelles face aux défis nationaux.
« Seul, on ne peut rien faire et pour aller loin, on doit aller ensemble. La vie en commun et la gestion publique exigent la contribution de tous pour que nous puissions mettre en commun nos intelligences, nos compétences et nos expériences dans la construction de notre pays. Nul ne viendra d’ailleurs construire notre pays à notre place », a souligné le ministre, appelant à une action collective. FIN
Chrystelle MENSAH