
Soixante-dix-huit fonctionnaires ont été licenciés au Togo entre 2025 et 2026 pour des « manquements aux obligations statutaires », dans le cadre d’une série de 132 sanctions disciplinaires prises pour renforcer l’éthique et la bonne gouvernance dans l’administration publique, a annoncé mercredi le gouvernement.
« Ces mesures s’inscrivent dans une démarche permanente de moralisation et de bonne gouvernance administrative », souligne un communiqué du conseil des ministres.
Selon le gouvernement, ces sanctions résultent du renforcement des mécanismes de contrôle, de suivi des carrières et de vérification de la régularité des situations administratives des fonctionnaires, mis en place dans le cadre de la modernisation de l’administration publique et de l’amélioration de l’efficacité du service public.
Ces dispositifs visent notamment à détecter et à sanctionner « les absences irrégulières, les abandons de poste, les atteintes aux règles d’éthique et de déontologie, ainsi que les fraudes portant sur des actes ou documents administratifs ».
Le président du Conseil Faure Gnassingbé a, à cette occasion, appelé les membres du gouvernement à renforcer leur collaboration avec les services compétents en vue de consolider les mécanismes de contrôle et de prévention dans l’administration publique.
Récemment, plus de 50 « agents irréguliers » ont été radiés de la fonction publique au Togo à la suite de contrôles administratifs ayant révélé plusieurs cas de fraude, décision actée par le président du Conseil.
La fonction publique togolaise comptait environ 71.000 agents à fin 2024 et devrait atteindre près de 84.000 fonctionnaires actifs en 2025, selon des données officielles. FIN
Edem Etonam EKUE