
L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a lancé ce mardi 30 juin 2026 à Lomé, une formation certifiante au métier de conducteur professionnel de camion au profit de 320 jeunes Togolais. Cette initiative s’inscrit dans la politique gouvernementale de promotion de l’emploi des jeunes et de renforcement de la compétitivité du secteur du transport et de la logistique.
Ces jeunes togolais (320), répartis en quatre vagues de 80 participants, bénéficieront de cette formation pratique et qualifiante. À terme, ils obtiendront une certification leur permettant d’exercer le métier de conducteur professionnel de camion.
L’initiative entend répondre à la pénurie de conducteurs qualifiés dans le secteur du transport et de la logistique, tout en offrant des perspectives d’insertion professionnelle aux jeunes. Elle vise également à satisfaire les exigences croissantes en matière de sécurité, de technicité et de professionnalisme qui caractérisent le secteur logistique moderne.
À l’issue de leur formation, les bénéficiaires se verront délivrer le permis de conduire de catégorie E et un Certificat de qualification professionnelle (CQP), ouvrant l’accès au métier de conducteur professionnel de poids lourds.
« Le Togo a consenti d’énormes investissements dans le domaine de la logistique ces dernières années. Et ces investissements nécessitent que l’on puisse mettre en place une chaîne logistique performante. C’est dans cette perspective que l’Agence nationale pour l’emploi a identifié un besoin en conducteurs de poids lourd capable de répondre aux exigences de la performance et de compétitivité des entreprises du secteur. La formation que nous lançons est le fruit de l’orientation du gouvernement qui voudrait que le secteur logistique soit beaucoup plus performant », a souligné Kossi Tsiglo, directeur général de l’ANPE.
Le gouvernement vise un double objectif
« La première phase sera une phase de formation intensive, qualifiante et certifiante, suivie d’une immersion en situation réelle en entreprise pour permettre aux apprenants d’être immédiatement opérationnels. A travers ce projet, le gouvernement vise un double objectif : assurer l’insertion socio-professionnelle des jeunes tout en assurant la compétitivité des entreprises du sous-secteur de transport », a-t-il ajouté.
Particularité de cette initiative, les diplômés seront recrutés dès la fin de leur cursus par des entreprises de transport de premier plan partenaires du programme, garantissant ainsi un débouché professionnel immédiat.
Le programme va au-delà de l’apprentissage de la conduite. Il a été conçu pour répondre aux exigences élevées du secteur du transport et de la logistique en matière de sécurité, de maîtrise technique et de professionnalisme.
Les apprenants seront également formés aux bonnes pratiques et aux compétences indispensables à l’exercice du métier de conducteur professionnel de poids lourds.
Selon le directeur du Centre de formation aux métiers du transport routier (CFMTR), Dodji Kokouvi Kowouvi, le cursus s’articulera autour de deux étapes. La première sera consacrée à l’obtention du permis de conduire de catégorie E, avec « deux semaines de théorie et onze semaines de formation pratique », suivies d’un examen.
La seconde, dédiée à la qualification professionnelle, durera cinq semaines, réparties entre deux semaines de théorie et trois semaines de pratique.
Poursuivant son intervention, M. Kowouvi a précisé que les apprenants seront formés, entre autres, à la sécurité routière, à la conduite économique et préventive ainsi qu’aux comportements à adopter en entreprise et en circulation.

L’objectif, a-t-il expliqué, est de permettre aux bénéficiaires de mettre en pratique les connaissances acquises afin de refléter « la professionnalisation que le gouvernement et l’ensemble des autorités veulent inculquer au sous-secteur des transports » et de contribuer à renforcer la compétitivité du transport routier.
Cette initiative repose sur un partenariat tripartite entre l’État, à travers l’ANPE, le centre de formation et les recruteurs. Elle vise à garantir aux entreprises l’accès à des compétences directement opérationnelles et prêtes à être intégrées sur le marché de l’emploi.
Cette action s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement en vue de renforcer l’employabilité des jeunes et de répondre aux besoins croissants des opérateurs économiques. FIN
Chrystelle MENSAH