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Karité : à Lomé, un forum sous-régional mise sur des plants améliorés pour renforcer la résilience climatique

Un forum sous-régional consacré à la production de matériel végétal amélioré de karité et à la gestion durable des parcs à karité s’est ouvert le mardi 14 juillet 2026 à Lomé.

Organisée dans le cadre du projet de « Renforcement de la résilience aux changements climatiques des populations vulnérables grâce à une gestion durable des ressources forestières », la rencontre réunit chercheurs, institutions publiques, organisations internationales et partenaires techniques pour échanger sur les stratégies visant à préserver cette ressource stratégique et à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques.

Le forum se veut également un espace d’échanges d’expériences et de partage de bonnes pratiques entre les pays de la sous-région.

Les travaux ont débuté par une présentation du rôle du Centre National de Semences Forestières (CNSF) du Togo dans la production de semences forestières de qualité. Cette mission est jugée essentielle pour restaurer le couvert végétal et assurer la disponibilité de plants performants, notamment pour le karité.

Les discussions ont également mis en lumière l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions de recherche, les centres de formation et les partenaires techniques.

L’Institut National de Formation Agricole de Tové, l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) ainsi que VSF Suisse ont partagé leurs expériences sur les innovations permettant d’améliorer la production de matériel végétal et de favoriser une gestion durable des ressources forestières.

La deuxième session a été consacrée aux expériences du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Mali. Les participants ont souligné que la coopération régionale et le partage des connaissances constituent des leviers indispensables pour préserver les parcs à karité et améliorer leur productivité au bénéfice des populations rurales.

Une table ronde a ensuite réuni le CNSF, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ainsi que l’Alliance mondiale du karité. Les échanges ont porté sur les mécanismes de collaboration, les possibilités de financement et les actions à mettre en œuvre pour renforcer la résilience des écosystèmes face aux effets du changement climatique.

Espèce emblématique de l’Afrique de l’Ouest, le karité occupe une place importante dans les économies rurales. Son beurre est utilisé dans l’alimentation, la cosmétique et la pharmacopée traditionnelle.

L’arbre contribue également à la fertilité des sols, à la préservation de la biodiversité, à la lutte contre l’érosion et au stockage du carbone, faisant de lui un allié de premier plan dans la lutte contre les changements climatiques.

Lors de ce forum, les acteurs de la sous-région réaffirment leur volonté de faire du karité un pilier de la restauration des paysages forestiers et du développement durable. Les recommandations attendues devraient contribuer à renforcer les initiatives en faveur de la conservation de cette ressource essentielle pour les générations actuelles et futures.

Rappelons que le karité représente bien plus qu’une simple ressource économique pour les populations d’Afrique de l’Ouest. De ses fruits est extrait un beurre largement utilisé dans l’alimentation, l’industrie cosmétique et la pharmacopée traditionnelle. Au-delà de ces multiples usages, cet arbre joue un rôle déterminant dans la préservation de l’environnement. Il contribue à la fertilité des sols, réduit les risques d’érosion, favorise la biodiversité et participe à l’atténuation des effets du changement climatique. La préservation et le développement des parcs à karité constituent ainsi un enjeu majeur, tant pour la protection des écosystèmes que pour la pérennisation des moyens de subsistance des communautés rurales. FIN

Bernadette AYIBE (Source: www.agroclimatique.tg)

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