
Face à l’ouverture des marchés continentaux, la maîtrise des règles juridiques et logistiques du commerce international est devenue une urgence vitale pour le secteur privé africain. C’est dans cette dynamique que s’est ouverte, le lundi 6 juillet 2026 à Kara, une session de formation de trois jours sur les négociations commerciales axées sur les contrats commerciaux et les incoterms.
Initiée par le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, cette rencontre bénéficie de l’appui financier et technique de la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) via son programme Arab-Africa Trade Bridges (AATB). Elle fait suite à une première étape menée avec succès à Atakpamé du 1er au 3 juillet dernier.
Sécuriser les transactions : un impératif stratégique
Pour les très petites, moyennes et petites entreprises (TPME) togolaises, qui forment l’épine dorsale de l’économie nationale, l’art de négocier est souvent un terrain d’incertitudes.
« Un contrat mal négocié peut engendrer des pertes financières considérables. De même, un incoterme mal choisi peut transférer des risques excessifs à l’entreprise et compromettre sa rentabilité, et même sa viabilité », a précisé Comlan Nomadoli Yakpey (secrétaire Général du ministère).
L’ambition de ce séminaire est claire : donner aux entrepreneurs les moyens de dicter leurs conditions plutôt que de subir le marché. Plus d’une centaine d’acteurs économiques – exportateurs confirmés, primo-exportateurs et institutions d’appui – y passent au crible la rédaction des clauses juridiques, la détermination des prix, la gestion des litiges, ainsi que les Incoterms, cette grammaire universelle qui fixe le transfert des coûts et des responsabilités.
Selon Kodjo Ezin Sedjon (Directeur de la promotion de la compétitivité et des exportations), « beaucoup d’entreprises se sont lancées dans l’entrepreneuriat sans formation en techniques d’exploitation ».
« Cette formation leur permettra de savoir comment négocier un contrat, comprendre ses clauses essentielles pour discuter avec leur acheteur, et sécuriser la transaction à travers des clauses de non-retour ou de rupture », a-t-il précisé.
Bâtir des ponts et pérenniser les capacités
Ce renforcement technique s’inscrit directement dans la feuille de route du programme AATB, conçu pour jeter des passerelles commerciales durables entre l’Afrique et le monde arabe.
Amadou Ciré Sall (Senior Associate et Coordinateur Régional de l’organisation AATB), a exprimé sa fierté face à ce partenariat.
« Le commerce a toujours été l’art de bâtir des ponts entre les peuples et entre les marchés », a-t-il rappelé.
Il a souligné que l’engagement de l’ITFC vise à semer des capacités durables qui porteront leurs fruits bien au-delà de cette rencontre, invitant les participants à transformer immédiatement ce savoir théorique en performance commerciale. FIN
Savoir News/Kara