
Les populations de la région des Savanes ont été sensibilisées à leur responsabilité collective dans la protection, la préservation de la dignité et le respect des droits des personnes déplacées de force et des réfugiés, à l’occasion de la célébration en différé de la Journée mondiale du réfugié, organisée ce vendredi 26 juin à Cinkassé.
La journée mondiale du réfugié est traditionnellement célébrée dans la région pour mettre en lumière la solidarité, la protection des droits et l’intégration des personnes déplacées.
Placée sous le thème « jusqu’à ce que tout le monde soit protégé », cette célébration est une initiative du Ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance en collaboration avec la Coordination nationale d’assistance aux réfugiés (CNAR) et avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Le Togo accueille plus de 60.500 réfugiés dont plus de 80% sont venus du Burkina Faso, fuyant l’instabilité au Sahel. La plupart ont trouvé refuge à Dapaong et bénéficient des actions conjointes du gouvernement, le système des Nations Unies et des ONG locales dont l’Association Nouveau Visage pour l’Afrique (ANVA).
ANVA mène ces activités dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Protection des enfants victimes ou à risque de violences y compris ceux affectés par le débordement de la crise du Sahel dans la région des Savanes au Togo ».
Pour elle, il est question de contribuer à la prévention, la réduction des violences faites aux enfants à travers l’adoption d’attitudes et de normes socioculturelles respectant le droit de l’homme, le renforcement du pouvoir et de la résilience des enfants à travers une prise en charge holistique et le renforcement de la coordination au niveau communautaire, local et régional.
A l’occasion donc, 30 enfants réfugiés ont bénéficié chacun, selon son genre, d’un kit de non vivre constitué d’un sac contenant une couverture, des habilles, de tapettes, de brosse à dents, des papiers hygiéniques, des serviettes et autres.
Cette célébration est une invitation à toute la population à la solidarité, la prise de conscience de la responsabilité partagée de garantir protection, dignité et respect des droits des personnes déplacées de forces et des réfugiés.

Elle a interpellé tout un chacun à faciliter l’inclusion des réfugiés dans la structures nationales, leur offrir des opportunités afin de faire valoir leurs talents, leurs compétences, de tisser des liens et de se reconstruire.
Il s’agit aussi de sensibiliser l’opinion internationale et nationale sur la cause des réfugiés, célébrer leur force et courage. C’est également l’occasion d’une rétrospection des actions menées, les décisions prises dans le cadre de la prise en charge des réfugiés au Togo.
Outre les discours des officiels, cette cérémonie a été marquée par les danses culturelles des réfugiés burkinabés vivant à Dapaong, des expositions de produits par les réfugiés. Des sketchs sur la situation des réfugiés et des violences basées sur le genre (VBG).
Cette manifestation humanitaire a été présidée par Labdiedo Nampo représentant la ministre en charge des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. C’était en présence de la représentante de la cheffe bureau du Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR), de Plan International Togo, de la coordinatrice de la Coordination nationale d’assistance aux réfugiés (CNAR), Mme Apetogbe Seyram, des autorités préfectorales, communales, traditionnelles et militaires de la région des Savanes ainsi qu’un grand nombre de réfugiés burkinabé vivant à Dapaong. FIN
Julien SAMA, Savoir News Dapaong