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Genre, transparence et gouvernance climatique : les parties prenantes réunies à Lomé pour valider trois études majeures

Des représentants des ministères, des institutions de recherche, du secteur privé et de la société civile ont démarré, le mardi 9 Juin 2026 à Lomé, un atelier de deux jours consacrés à la validation de trois études stratégiques sur les changements climatiques.

Organisée par le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des premier et deuxième Rapports biennaux de transparence ainsi que de la cinquième Communication nationale du Togo sur les changements climatiques.

Les travaux sont financés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les travaux portent sur trois axes majeurs : l’intégration du genre dans les rapports climatiques nationaux, la mise à jour des circonstances nationales et des arrangements institutionnels liés au climat, ainsi que l’élaboration d’un plan d’engagement des parties prenantes assorti d’un mécanisme de règlement des griefs.

Selon Ouro-Gouni Bouraïma, coordonnateur du projet 1BTR+5NC&1BTR, la validation de ces études constitue une étape décisive pour permettre au pays de se conformer aux exigences du Cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris, tout en tenant compte des réalités nationales. Face aux effets croissants des changements climatiques sur l’agriculture, les ressources en eau et les infrastructures, il a insisté sur la nécessité de disposer d’un cadre institutionnel efficace pour renforcer la résilience du Togo.

« Le Togo doit disposer d’informations climatiques +fiables, actualisées et inclusives+ afin d’assurer un meilleur suivi des actions climatiques, d’évaluer les progrès réalisés et d’orienter efficacement les politiques de développement durable », a-t-il rappelé.

Les participants

Face aux effets grandissants des changements climatiques, le Togo entend renforcer ses outils de planification et de suivi. Hausse des températures, irrégularité des pluies, inondations, sécheresses et érosion côtière affectent déjà plusieurs secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les ressources en eau, les infrastructures et l’énergie.

Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, Dr Pyabalo Nabede, a rappelé que les impacts du dérèglement climatique deviennent de plus en plus visibles et représentent aujourd’hui, l’un des plus grands défis dans le pays.

Il n’a pas manqué d’alerter sur l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et leurs conséquences économiques, estimées à plus de 25 milliards de francs CFA par an, soit environ 0,61% du PIB national.

Le responsable a insisté également sur la nécessité de disposer de données climatiques fiables et transparentes pour renforcer la résilience du pays et faciliter l’accès aux financements climatiques internationaux.

À travers cet atelier, le gouvernement togolais réaffirme sa volonté de disposer de données fiables, actualisées et inclusives afin de mieux orienter les politiques publiques, renforcer la résilience des populations et mobiliser davantage de financements en faveur de l’action climatique.

Les participants sont ainsi appelés à enrichir les différents rapports par leurs observations et recommandations afin de produire des documents consensuels répondant aux exigences internationales tout en tenant compte des réalités nationales. FIN

Bernadette AYIBE (Source: www.agroclimatique.tg)

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