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Togo : un projet de 27 milliards FCFA lancé à Kara pour améliorer l’accès à l’eau potable de plus de 200.000 personnes

Séna Alipui donnant le premier coup de pioche

« Un territoire qui maîtrise son eau, maîtrise en partie son avenir. Nous voulons que demain trois familles sur quatre à Kara aient accès à l’eau potable, là où une seule avait accès hier », a déclaré lundi 28 septembre 2026 à Kara (environ 420 km au nord de Lomé) le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, lors du lancement des travaux d’un projet destiné à renforcer l’alimentation en eau potable de la ville et de ses environs.

D’un coût global annoncé de 27 milliards de francs CFA, le Projet d’Alimentation en Eau Potable (AEP) de Kara et ses environs doit permettre, à terme, de desservir plus de 200.000 personnes supplémentaires et 40.000 ménages.

Le projet prévoit notamment des captages sur la rivière Sara, la construction d’une nouvelle station de traitement d’une capacité de 10.000 m³ par jour, d’un réservoir de 5.000 m³ et d’une retenue d’eau brute de plus de cinq millions de m³, ainsi que l’extension des réseaux de distribution.

Il doit notamment renforcer la desserte dans plusieurs localités, dont Kara Sud, Bafilo, Boladé, Awandjélo, Soumbou, Lama, Atchangbadè et les zones en hauteur d’Assoli, selon la directrice générale de la SP-EAU, Massan Avumandi.

« L’action conjuguée de ces deux financements permettra de desservir plus de 200.000 personnes supplémentaires », a-t-elle indiqué.

Séna Alipui, lors de son intervention

Le financement du projet est assuré par le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKDEA), à hauteur de 12 milliards de francs CFA, et la Banque islamique de développement (BID), pour 15 milliards, avec une contribution de l’Etat togolais annoncée à 1,48 milliard de francs CFA.

« Nous voulons que 40.000 ménages supplémentaires ouvrent un robinet chez eux plutôt que d’aller chercher l’eau ailleurs », a souligné M. Alipui, qui a insisté sur l’enjeu de l’accès à l’eau potable pour les populations de la région.

« Ce n’est pas seulement de l’eau que nous déplaçons d’un point A vers un point B. L’eau, c’est la vie », a-t-il ajouté, évoquant la volonté des autorités de renforcer la desserte en eau potable sur l’axe Bafilo-Kara et plus largement dans la région.

Le ministre a également assuré que les autorités veilleront à la qualité des travaux, au respect des délais et à la bonne gestion des ressources mobilisées, ainsi qu’à la durabilité des ouvrages réalisés.

Le gouverneur de la région de la Kara, le général de brigade Adjitowou Komlan, a salué un projet répondant, selon lui, à des attentes sociales et économiques majeures.

« L’eau pour notre territoire, c’est la vie. L’eau pour notre territoire, c’est la dignité. L’eau pour notre territoire, c’est l’avenir de nos villes et de nos terroirs », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur les effets attendus du projet sur le quotidien des populations, notamment des femmes, des jeunes filles et des enfants.

« Et derrière ce projet, se profilent des réalités humaines profondes portées par des femmes, des jeunes filles et des enfants, dont le quotidien va être durablement transformé », a-t-il relevé.

Ce lancement intervient alors que le Togo poursuit ses efforts pour renforcer l’accès des populations à l’eau potable, aussi bien en milieu urbain que rural.

Pour rappel, 305 forages réalisés dans le cadre du Projet d’Hydraulique villageoise du Togo ont été officiellement remis aux populations bénéficiaires le 18 septembre 2026 dans la région des Plateaux. Répartis dans 285 villages des 12 préfectures de la région, ces ouvrages équipés de pompes à motricité humaine doivent contribuer à améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à réduire les maladies d’origine hydrique. FIN

Tom Bag, depuis Kara

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