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Filière coton : les producteurs africains dressent le bilan de la production de la campagne 2025-2026 à Lomé

Une quarantaine de représentants des plateformes nationales de l’Association des Producteurs de Coton Africains (AProCA), venus de six pays producteurs de coton, ont entamé jeudi 27 août 2026 à Lomé une rencontre consacrée au bilan de la production et de la commercialisation de la campagne cotonnière 2025-2026, ainsi qu’aux perspectives de la prochaine campagne.

La rencontre, qui réunit des producteurs du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Togo, vise notamment à analyser les performances de production enregistrées dans les différents pays au cours de la campagne écoulée, afin d’identifier les facteurs ayant favorisé ou freiné les rendements.

Les échanges portent également sur les conditions de commercialisation du coton-graine, notamment les prix d’achat aux producteurs et les prix de cession des intrants agricoles, avec pour objectif de tirer les enseignements de la campagne 2025-2026 et de préparer la campagne 2026-2027 dans de meilleures conditions.

« Chaque année, on fait ce bilan pour voir la production globale, les hauts et les bas dans chaque pays et apprendre des expériences des uns et des autres », a expliqué Koussouwè Kouroufei, président de l’AProCA et de la Fédération des Groupements de Producteurs de Coton du Togo.

Selon lui, les performances enregistrées dans les différents pays permettent d’identifier les variétés de coton, les types d’intrants et les techniques culturales ayant contribué aux meilleurs rendements, afin d’en tirer des enseignements pour améliorer la production.

Le bilan de la campagne 2025-2026 fait ressortir de bonnes performances dans plusieurs pays, même si les résultats restent contrastés d’un pays à l’autre. Parmi les principales difficultés relevées figurent les effets des changements climatiques, la hausse du coût des intrants agricoles et la baisse du prix du coton sur le marché mondial, qui pèsent sur les revenus des producteurs.

« Pour l’année 2025-2026, le bilan est positif dans certains pays, tandis que d’autres ont enregistré une baisse de leur production. Au Mali, par exemple, la production est passée sous la barre des 500.000 tonnes, contre près de 600 000 tonnes lors de la campagne précédente », a précisé M. Kouroufei.

Vue de l’assistance…

« Partout où on parle du coton, c’est une affaire de spéculation stratégique et quand le coton marche, tout marche avec le coton », a déclaré Nana Adam Nanfamé, président du conseil d’administration de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), saluant la résilience des producteurs africains face aux différentes difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Le Togo affiche une nette progression de sa production

Au Togo, la campagne cotonnière 2025-2026 s’est soldée par une nette amélioration des performances de production. La filière a enregistré près de 80 000 tonnes de coton-graine, pour un rendement moyen de 1 068 kg à l’hectare, en progression par rapport à la campagne précédente.

Ces résultats traduisent, selon les responsables de la filière, les effets des efforts engagés pour améliorer les conditions de production, notamment à travers la mise à disposition d’intrants agricoles de meilleure qualité.

« Le climat était meilleur pour nous et nous avons fait de belles performances. (…) Cela nous a favorisés et c’est grâce aux engrais, aux produits que nous avons reçus auprès de l’État, des intrants qui étaient de meilleure qualité », a expliqué M. Kouroufei.

La rencontre de Lomé constitue également une occasion pour les plateformes nationales membres de l’AProCA de partager leurs expériences sur les stratégies mises en œuvre pour améliorer les rendements, obtenir de meilleurs prix d’achat du coton-graine et négocier des conditions plus favorables pour l’accès aux intrants agricoles.

Les travaux permettront enfin à chaque pays participant de présenter ses prévisions pour la campagne cotonnière 2026-2027 et les mesures envisagées pour renforcer la production et améliorer les revenus des producteurs. FIN

Chrystelle MENSAH

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