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Consultation du RIJF à Lomé : Farida Moustapha s’illustre au nom de JUNA

L’association Jeunesse Unie pour une Nouvelle Afrique (JUNA) a contribué aux travaux de la consultation des jeunes organisée les 1er et 2 octobre à Lomé par le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF), en prélude au XXe Sommet de la Francophonie prévu à Phnom Penh, au Cambodge.

Sa représentante, Farida Moustapha, a notamment assuré le rapportage des travaux de son groupe, la présentation des conclusions en séance plénière et la modération du débat consacré à la désignation du porte-voix des jeunes participants.

Des recommandations axées sur l’emploi et la participation des jeunes

Une trentaine de jeunes issus de divers horizons de l’espace francophone, dont plus de la moitié étaient des jeunes femmes, ont pris part à cette rencontre placée sous le thème du Sommet : «Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable».

Les échanges ont notamment porté sur les liens entre l’emploi, l’accès aux opportunités et la stabilité des sociétés, ainsi que sur la nécessité d’associer pleinement les jeunes à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent.

Les recommandations adoptées à l’issue de la consultation, qui constituent la contribution officielle du RIJF au Sommet, portent notamment sur la facilitation de l’accès aux opportunités et aux financements, y compris dans les zones rurales, une participation effective des jeunes à la décision publique et une meilleure articulation entre la formation et l’emploi.

Selon les enquêtes préparatoires menées au sein du réseau, près de 95 % des jeunes interrogés considèrent l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation comme des leviers de paix et de stabilité.

Parmi les propositions formulées par le groupe de travail de Farida Moustapha figurent la création d’un Fonds francophone de la jeunesse à vocation participative, l’harmonisation des mécanismes de soutien à l’entrepreneuriat des jeunes et la mise en place de formations professionnelles accélérées en lien avec les employeurs.

Le groupe a également préconisé un cadre juridique favorable aux initiatives d’économie sociale et solidaire portées par les jeunes et les femmes, la facilitation de la mobilité commerciale dans l’espace francophone ainsi que la levée des obstacles à l’emploi liés notamment au logement, au transport, à la garde d’enfants, aux discriminations et au harcèlement.

«Être rapporteure, c’est accepter de s’effacer derrière la parole des autres pour mieux la rendre audible. Chaque proposition que nous avons défendue est née d’une expérience vécue par un jeune de notre espace francophone. Notre responsabilité, désormais, est de veiller à ce que ces idées ne restent pas sur le papier, mais trouvent leur chemin jusqu’aux décideurs», a déclaré Farida Moustapha, représentante de JUNA Togo.

À l’issue du débat qu’elle a modéré, Mme Irène Fouyaba Pambiang, représentante de l’organisation Women Success du Tchad, a été désignée porte-voix des jeunes participants au Sommet de Phnom Penh. Elle portera leurs aspirations aux côtés de M. Élisée Ditcharé, du Bénin, secrétaire général du RIJF et membre de son conseil d’administration, qui représentera le réseau dans le cadre de ses fonctions institutionnelles.

JUNA confirme son engagement en faveur de la jeunesse francophone

Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’engagement de JUNA en faveur de la mobilisation de la jeunesse francophone. En 2024, à l’occasion du XIXe Sommet de la Francophonie organisé en France, l’association avait organisé les Rencontres internationales d’éloquence et de débat francophone (RIDEF).

«De Paris en 2024 à Lomé aujourd’hui, JUNA poursuit une même conviction : la jeunesse africaine et francophone n’a pas seulement des idées, elle a la capacité de les structurer, de les défendre et de les porter au plus haut niveau. La prestation de Farida Moustapha en est l’illustration éclatante, et nous en sommes profondément fiers. Notre ambition demeure de former des jeunes capables de prendre la parole pour prendre leur place dans la construction de nos sociétés», a déclaré Frédérick Yao Tsatsu, président de JUNA.

Lors de la clôture de la consultation, Mme Caroline St-Hilaire, administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a exhorté les jeunes à prendre leur place dans les espaces de décision.

Les participants ont, pour leur part, souhaité le renouvellement de cette initiative et la mise en place de mécanismes durables pour assurer le suivi de leurs propositions.

Les recommandations issues de la rencontre de Lomé seront portées auprès des décideurs de la Francophonie à l’occasion du XXe Sommet prévu à Phnom Penh. L’enjeu sera de traduire les propositions des jeunes en actions concrètes en faveur de la paix, de l’emploi et d’une prospérité partagée.

Rappelons que Jeunesse Unie pour une Nouvelle Afrique (JUNA) est une organisation de jeunesse engagée dans la promotion de la participation citoyenne, du leadership des jeunes et de l’art oratoire. Membre du Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF), elle a notamment organisé les Rencontres internationales d’éloquence et de débat francophone (RIDEF) en marge du XIXe Sommet de la Francophonie, tenu en France en 2024.

Edem Etonam EKUE

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