
Des responsables de l’opposition lors de la rencontre
Un regroupement de partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile a annoncé, ce dimanche à Lomé, avoir retenu le 20 novembre 2026 comme date du « dernier avertissement » au pouvoir.
L’annonce est intervenue à l’occasion de la commémoration du 5 octobre 1990, date marquant un tournant dans la contestation du régime au Togo. Les événements avaient éclaté autour du procès de Logo Dossouvi et Doglo Agbélenko, deux jeunes militants de l’opposition poursuivis pour la distribution de tracts.
Plusieurs militants de l’opposition ont pris part, au siège de la CDPA à Lomé, à cette commémoration placée sous le thème « Devoir de mémoire, devoir d’engagement », rencontre était organisée par la DMP-originale, la DMP, le LDP et « Touche Pas à Ma Constitution ».
Les organisateurs ont retenu le 20 novembre 2026 comme date du « dernier avertissement » au pouvoir, en vue d’obtenir satisfaction à plusieurs de leurs revendications, notamment la libération des « détenus politiques » et « l’exécution » de l’arrêt rendu par la Cour de justice de la Cédéao.
« Nous voulons faire un grand événement pour avertir une dernière fois, dernier avertissement à ce régime (…) », a souligné Nathaniel Olympio, porte-parole du front « Touche Pas à Ma Constitution ».
Ce dernier n’a toutefois pas dévoilé la nature de l’événement annoncé. « Soyez patients, on va vous l’annoncer. Le 20 novembre 2026, c’est encore dans quelques semaines. Nous allons vous informer sur ce qui se passera », a précisé M.Olympio.
Au cours de la rencontre, les organisateurs sont revenus sur les principaux événements ayant marqué la journée du 5 octobre 1990, rappelant le contexte politique et les circonstances dans lesquelles cette mobilisation avait éclaté à Lomé.
« Que cette commémoration soit un moment de mémoire, de réflexion, d’échange et de responsabilité citoyenne, afin que notre histoire nous instruise, que nos différences ne nous divisent pas et que chaque génération apporte sa pierre à la construction d’un Togo plus juste, plus libre, plus fraternel et plus prospère, au juste bénéfice de chaque citoyenne et de chaque citoyen. C’est là, le socle de notre conviction, la fondation de notre engagement », a martelé Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA).
« Le 5 octobre appartient à notre histoire, mais il n’a pas été un épisode isolé. Il a ouvert une longue séquence de mobilisations citoyennes qui, sous des formes différentes, traverse notre histoire récente », a-t-elle souligné.
La signification contemporaine du 5 octobre, a-t-elle poursuivi, « n’est ni de reproduire 1990, ni d’idéaliser le passé, ni d’appeler à l’affrontement. Elle est de poursuivre, par des moyens pacifiques, démocratiques et institutionnels, la promesse portée par les générations qui ont revendiqué la liberté, la dignité et le pluralisme ».
À l’issue de la rencontre, les organisateurs ont pris un « engagement solennel à lutter sans défaillance » jusqu’au changement, appelant leurs militants et sympathisants à poursuivre la « mobilisation ». FIN
Junior AUREL