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Création d’une agence du médicament au Togo : une « avancée majeure », selon l’envoyé spécial de l’UA pour l’AMA

Dr Michel Sidibé

La création au Togo d’une agence chargée de renforcer la sécurité et la qualité des médicaments constitue une « avancée majeure » pour la santé publique, a salué Dr Michel Sidibé, l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour l’Agence africaine du médicament (AMA).

« Cette avancée majeure protège la santé publique, garantit l’accès à des médicaments sûrs et de qualité, lutte contre les produits falsifiés et soutient le développement de la production pharmaceutique locale », écrit Dr Sidibé sur son compte X (ex Twitter).

« Mobilisons-nous pour faire de cette agence un pilier de la souveraineté sanitaire au Togo », a-t-il ajouté.

Le gouvernement togolais a adopté lundi en conseil des ministres, un décret portant création d’une agence nationale autonome chargée de réguler, superviser et surveiller le secteur du médicament et des autres produits de santé, afin de renforcer la sécurité et la qualité des produits disponibles sur le marché.

Le décret portant création de ladite structure a été adopté lundi en conseil des ministres. Cette réforme intervient dans un contexte de développement du marché du médicament et de diversification des produits et des acteurs de la chaîne d’approvisionnement et de distribution.

Cette structure aura notamment pour mission de renforcer la surveillance du marché, l’inspection pharmaceutique, les mécanismes de vigilance et le contrôle de la qualité des produits de santé. Elle devra également favoriser une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur.

« Cette agence contribuera ainsi au renforcement de la surveillance du marché, de l’inspection pharmaceutique, des mécanismes de vigilance et du contrôle de la qualité des produits de santé, tout en favorisant une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur », a précisé le gouvernement.

Au Togo, le système national de régulation reste toutefois confronté à des contraintes institutionnelles, techniques et opérationnelles, notamment dans le contrôle de la qualité, l’inspection, la surveillance du marché et la pharmacovigilance.

Le développement du marché illicite et la circulation de médicaments et autres produits de santé de qualité inférieure ou falsifiés constituent également des risques importants pour la santé publique, selon le communiqué du Conseil des ministres.

En janvier 2020, Lomé a abrité un sommet sur la lutte contre le trafic de faux médicaments, rencontre ayant débouché sur « la mise en place de structures et l’adoption des lois pour endiguer le phénomène et criminaliser les différentes formes de trafic ». FIN

Ambroisine MEMEDE

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