
La mise en œuvre des réformes publiques au Togo a atteint un taux d’exécution physique de 68,4 % et un taux d’exécution financière de 63,3 % à fin juin 2026, selon le bilan présenté lors de la revue nationale de mise en œuvre des réformes, tenue récemment à Lomé.
Sur les 195 activités programmées au titre du premier semestre 2026, 42 ont été entièrement réalisées, tandis que 153 sont en cours d’exécution. Le plan de travail annuel prévoit au total 269 activités, dont 74 doivent être mises en œuvre au cours du second semestre.
Ces résultats traduisent les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs, notamment le foncier agricole, le numérique et la sécurité, l’accompagnement des très petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi que la décentralisation et l’environnement.
Dans le secteur foncier agricole, les actions engagées portent notamment sur la sécurisation et la cartographie des terres à Djagblé et dans la région de la Kara. Sur le volet numérique et sécuritaire, les missions de Cyber Defense Africa sont étendues aux drones, tandis que le processus d’identification biométrique se poursuit.
L’accompagnement des très petites et moyennes entreprises (TPME) figure également parmi les chantiers en cours, avec l’élaboration d’une stratégie dédiée à l’entrepreneuriat féminin et la préparation de la « Clinique de l’Entrepreneuriat », un dispositif destiné à offrir aux entrepreneurs un cadre d’information, d’orientation et d’accompagnement adapté à leurs besoins.
Dans le domaine de la décentralisation, la mise en œuvre des réformes s’est notamment traduite par l’opérationnalisation des budgets des cinq conseils régionaux et l’augmentation des dotations destinées aux collectivités territoriales, portées à 16 milliards de FCFA.
Sur le plan environnemental, la réforme du cadre juridique s’est poursuivie avec la promulgation d’une nouvelle loi et la création de l’Office national des aires protégées.
D’autres chantiers transversaux concernent le renforcement des systèmes de gestion des finances publiques et des marchés publics, ainsi que la prise en compte du climat et du genre dans la programmation budgétaire.
Dans le secteur éducatif, le déploiement du Système d’information et de gestion de l’éducation (SIGE) se poursuit, dans le cadre des efforts visant à renforcer la gestion et le pilotage du système éducatif. La consolidation de projets portés par la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) figure également parmi les chantiers de réforme en cours.
À l’ouverture des travaux, le directeur national du contrôle financier (DNCF), Iyatan Komi Akakpo, représentant le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, Kpowbié Akaya, a salué la mobilisation des différents acteurs et appelé à maintenir le rythme dans la mise en œuvre des réformes.
Il a notamment insisté sur la nécessité de faire preuve de « discipline, de cohérence et de constance », dans la perspective de la Vision 2040, articulée autour des trois orientations que sont « rassembler, transformer et protéger ».
Cette dynamique intervient alors que le Togo confirme ses performances en matière de réformes sur la scène internationale. Selon le classement Business Ready 2025 de la Banque mondiale, le pays se classe premier réformateur en Afrique de l’Ouest et troisième en Afrique subsaharienne, avec un score de 61,52 points. FIN
Savoir News