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Epidémie d’Ebola : un premier cas identifié en France, chez un médecin de retour de RDC

Pour la première fois, un cas d’Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué, précisant que le patient a été isolé. Interrogé par l’AFP, le ministère indique que le cas a été identifié en métropole.

La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre, selon son entourage.

C’est la première fois qu’un cas d’Ebola est diagnostiqué en France. En 2014, lors d’une importante épidémie en Afrique de l’Ouest, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après avoir été diagnostiqués à l’étranger.

Quelques cas avaient, en revanche, été détectés à l’époque sur les sols américain ou britannique.

Dans le cas présent, la RDC, d’où revenait le médecin diagnostiqué, est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.

Le cas français est le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe aussi l’Ouganda, et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.

Les experts en santé publique estiment largement que le risque de transmission de l’épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.

« Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé faible le risque d’infection pour les résidents européens et les voyageurs se rendant en zone de circulation active, et très faible pour la population générale européenne », rappelle le ministère de la Santé.

« Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée sur le territoire national avec un transfert à l’hôpital dans des conditions sécurisées afin d’éviter tout risque de contamination », a-t-il par ailleurs assuré.

Une enquête est en cours pour identifier d’éventuels cas contacts qui seront enjoints à un isolement à domicile pour 21 jours.

L’OMS avait indiqué mi-juin que la transmission de l’épidémie s’accélère en RDC malgré le renforcement des mesures de riposte sanitaire. Selon les chiffres officiels, 896 cas ont été recensés, dont 232 décès, mais nombre d’experts jugent probable que l’ampleur soit sous-estimée, l’épidémie frappant des régions très reculées.

Source : Afp

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