
Des élus locaux et autres acteurs communaux ont entamé, mardi 3 juin 2026 à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), un atelier de réflexion consacré aux questions de genre, aux droits des femmes et au développement.
Organisée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance avec l’appui de la Coopération Allemande, mise en œuvre par la GIZ dans le cadre du projet DeZon, cette rencontre vise à renforcer les capacités des participants afin de favoriser une meilleure prise en compte des besoins et aspirations des femmes et des jeunes filles dans les politiques et actions de développement local.
L’atelier réunit des acteurs communaux dont des élus, les représentants des services déconcentrés de l’état du secteur privé, des médias, de la société civile et de l’Université de Kara.
À l’ouverture de l’atelier, le Directeur préfectoral des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance de la Kozah, Kpatcha Awidjolo, a rappelé les objectifs de cette rencontre, destinée à promouvoir une meilleure prise en compte du genre dans les politiques et actions de développement local.

Il a salué la volonté politique du gouvernement togolais ainsi que les orientations du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, en faveur d’un accès accru des femmes aux instances de décision.
Appelant à une prise de conscience collective, M.Awidjolo a souligné la nécessité de déconstruire certaines perceptions qui continuent de limiter la participation des femmes à la vie publique.
Quand la femme est éduquée, autonome et écoutée, toute la communauté progresse
« Pendant trop longtemps, les mentalités ont limité la femme à la maison. Aujourd’hui, nous savons que, quand la femme est éduquée, autonome et écoutée, toute la communauté progresse », a-t-il précisé.
Pour le responsable préfectoral, les défis liés à l’égalité de genre ne peuvent être relevés par de simples déclarations d’intention. Il a insisté sur la nécessité d’identifier les pesanteurs socioculturelles qui freinent encore l’épanouissement des femmes et de formuler des mesures concrètes leur permettant de participer pleinement aux décisions qui façonnent l’avenir de leurs communes.
Durant deux jours, les participants vont d’abord explorer les concepts liés à l’Approche transformatrice de genre ainsi qu’aux droits fondamentaux des femmes. À l’aide d’outils d’analyse technique, ils établiront un état des lieux rigoureux des cadres de dialogue existants.
Sont au menu, plusieurs communications : « La définition et l’appropriation des concepts de genre avec un focus sur l’Approche Transformatrice de Genre, homme-allie, droit de la femme et le développement », « La nécessité de l’analyse genre et quelques outils y afférents » et « Les stratégies et mesures concrètes de renforcement de l’équité, de l’égalité et du leadership de fa femme et de la jeune fille dans la commune ».
Un travail de fond a été amorcé
Dans son intervention, Mme Alimata Awaté, conseillère municipale et présidente de la commission des affaires sociales de la commune Kozah 1, a dressé un bilan qu’elle juge encourageant des actions menées en faveur de l’inclusion et de l’égalité de genre au niveau local.
Selon elle, la décentralisation a contribué à impulser une dynamique positive dans la prise en compte des préoccupations des femmes et des groupes vulnérables.

« Depuis l’avènement de la décentralisation, un travail de fond a été amorcé et se poursuit dans notre commune », a-t-elle indiqué, soulignant les progrès enregistrés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Elle a notamment relevé une augmentation des dénonciations ainsi qu’une amélioration de l’accompagnement des victimes.
« Il y a désormais plus de dénonciations et une meilleure prise en charge des victimes. Nous travaillons main dans la main avec la Direction de l’action sociale et divers partenaires », a-t-elle affirmé.
Pour l’élue locale, ces avancées traduisent les efforts conjugués des autorités communales, des services sociaux et des partenaires engagés dans la promotion des droits des femmes et la protection des personnes vulnérables. FIN
Savoir News/Kara